La Société Burkinabè de Pneumologie (SOBUP) a ouvert la première session de l’École de l’Asthme et des Allergies. Cela s’est passé le samedi 16 mai 2026 à Ouagadougou. La cérémonie a eu lieu à l’amphithéâtre du Centre Hospitalier Universitaire de Bogodogo (CHU Bogodogo).
Cette action fait partie de la Journée mondiale de l’asthme 2026. Le thème retenu était : « Un accès aux inhalateurs anti-inflammatoires pour tous les patients asthmatiques : une urgence toujours d’actualité ».
Le représentant du Directeur général du CHU Bogodogo, Monsieur Wend-Pagnandé Jean Modeste SOUBEIGA, était présent. Des professionnels de santé, des patients et des acteurs de la santé respiratoire ont aussi assisté.
Le Président de la SOBUP, Dr Ouédraogo Abdoul Risgou, a pris la parole. Il a rappelé que l’asthme est un problème de santé publique au Burkina Faso. Selon l’Annuaire statistique de la santé 2024, cette maladie a causé plus de 48 000 consultations médicales. Elle a aussi entraîné 4 244 hospitalisations dans le pays.
Pour les spécialistes, le contrôle de l’asthme reste insuffisant. Les causes sont le manque d’information et la mauvaise utilisation des inhalateurs. L’arrêt précoce des traitements et les difficultés d’accès aux médicaments aggravent la situation.
L’École de l’Asthme et des Allergies a été créée pour répondre à ces problèmes. Les organisateurs ont expliqué son objectif :
« L’École de l’Asthme et des Allergies se veut un cadre permanent d’éducation, d’accompagnement et d’échanges entre professionnels de santé, patients et familles ».
La SOBUP veut aider les patients à comprendre leur maladie. Elle souhaite leur apprendre à reconnaître les signes d’alerte. Les participants doivent aussi éviter les facteurs déclenchants et utiliser correctement leurs traitements.
Lors de cette première session, des pneumologues ont animé des communications éducatives. Des démonstrations pratiques ont montré comment utiliser les inhalateurs. Des échanges interactifs ont eu lieu avec les spécialistes.
Les discussions ont porté sur les idées reçues autour de l’asthme. Les erreurs fréquentes dans l’utilisation des traitements ont été abordées. Les facteurs favorisant les crises et l’importance d’un suivi médical régulier ont aussi été examinés.
Des spirométries ont été réalisées pour plusieurs participants. Des avis spécialisés ont accompagné ces examens.
La SOBUP ne veut pas limiter cette école à un seul événement. Les sessions se poursuivront tous les trois mois. Elles s’étendront progressivement dans les centres hospitaliers de Ouagadougou. Un déploiement dans d’autres régions du Burkina Faso est prévu.
La Société Burkinabè de Pneumologie renforce ainsi son engagement. Elle vise à améliorer la sensibilisation et l’éducation thérapeutique. La qualité de la prise en charge des patients respiratoires doit aussi progresser.






