Burkina Faso : formation en médecine de catastrophe à Bobo-Dioulasso

Le ministère de la Santé du Burkina Faso organise un séminaire à Bobo-Dioulasso. Cette formation se déroule du 18 au 22 mai 2026. Elle vise à préparer les équipes médicales aux afflux massifs de blessés. L’Organisation mondiale de la santé et la Brigade nationale des sapeurs-pompiers apportent leur soutien technique. Plusieurs acteurs de la chaîne de secours participent à cet atelier. Le Dr Simon Sanou a ouvert officiellement les travaux le lundi 18 mai 2026. Il est chargé de mission du ministre de la Santé pour les urgences.

Pendant cinq jours, les participants apprennent des techniques de gestion sanitaire exceptionnelle. Ces situations impliquent un grand nombre de victimes. La formation renforce leurs capacités dans plusieurs domaines. Il s’agit de l’organisation des secours et du triage des blessés. Les soins vitaux préhospitaliers sont également enseignés. L’orientation des évacuations et l’accueil hospitalier sont abordés. Tout cela doit fonctionner même dans des conditions très difficiles.

Le Burkina Faso connaît des situations d’urgence complexes. La crise humanitaire et sécuritaire en fait partie. Les catastrophes naturelles et les urgences liées aux activités humaines aussi. Ces réalités peuvent provoquer des afflux massifs de blessés. Le système de santé du pays doit alors faire face à des défis importants. Les ressources humaines, les équipements et les produits de santé sont sollicités.

« Il s’agit de préparer tous les dispositifs de la chaîne de secours et de soins pré- et intra-hospitaliers, y compris que les structures de coordination de réponse sanitaire du gouvernement à faire face à tout risque ou menace susceptible d’engendrer des afflux massifs de blessés », a déclaré le Dr Simon Sanou.

Cette formation favorise une synergie d’action entre les départements ministériels. La coordination est essentielle pour une réponse adaptée. Les populations et les forces de défense en bénéficient. Les participants devront renforcer leurs compétences en secours, sauvetage et lutte contre les incendies. La prise en charge médicale et le transport sanitaire sécurisé sont aussi visés.

Le Dr Simon Sanou a rappelé les efforts du gouvernement. Le département de la santé assure la continuité des soins sur tout le territoire. Il accompagne les forces combattantes engagées dans la défense nationale. Le médecin colonel Romaric Toé, directeur central du service de santé des armées, a salué l’excellence des relations entre les services de santé. Il a souligné une vision commune des défis sanitaires.

« Il n’y a pas une santé militaire et une santé civile à part. Nous sommes tous sur le territoire burkinabè et nous œuvrons tous pour la santé de la population », a affirmé le médecin colonel Romaric Toé.

Il estime que cette session permet aux personnels de santé d’être mieux outillés face aux catastrophes. La gestion d’un afflux massif de victimes ne s’improvise pas. Elle exige une chaîne de commandement fluide et un triage méthodique. La résilience psychologique et une coordination parfaite sont nécessaires. La formation comprend une phase théorique et une phase de simulation pratique. Cela permet aux participants d’acquérir les réflexes nécessaires.

Dr Inès Evelyne Da, chargée des urgences sanitaires au bureau pays de l’OMS au Burkina Faso, a réaffirmé l’engagement de l’institution. Elle a remercié les autorités nationales et les acteurs mobilisés. Elle a invité les participants à renforcer leurs compétences techniques. Il faut aussi travailler dans une approche coordonnée et multidisciplinaire.

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