Le Burkina Faso a publié un décret. Ce texte organise la participation au capital des sociétés minières. L’État et les investisseurs locaux sont concernés. Cette mesure découle du Code minier de 2024. Elle vise à augmenter les bénéfices nationaux. Elle renforce aussi le contrôle sur les ressources.
Le dispositif permet une implication directe. L’État et les Burkinabè peuvent entrer au capital. Cela vaut pour l’exploitation industrielle. Cela vaut aussi pour l’exploitation semi-mécanisée. Pour les sociétés semi-mécanisées, l’État reçoit des actions. Sa part gratuite est de vingt pour cent. Il peut aussi acheter vingt-neuf pour cent supplémentaires.
Le décret définit qui est éligible. Les personnes physiques burkinabè sont concernées. Les entreprises détenues par des Burkinabè le sont aussi. Les personnes morales de droit public entrent dans ce cadre. L’objectif est de garantir les retombées locales. Il favorise l’émergence d’investisseurs nationaux.
La Société de participation minière du Burkina gère cette politique. La SOPAMIB assure la prise de participation de l’État. Elle représente aussi les investisseurs nationaux. Cet organe centralise la gestion des intérêts publics. Il apporte une approche professionnelle au secteur.
Le texte fixe des règles pour valoriser les parts. Le prix d’acquisition repose sur plusieurs éléments. Le coût des travaux de recherche compte. Les études de faisabilité sont prises en compte. Les investissements réalisés entrent dans le calcul. Pour les sociétés existantes, la valeur actuelle nette est utilisée. Certaines dépenses sont déduites. Les travaux antérieurs peuvent être retranchés. Les avantages fiscaux accordés sont aussi considérés. Cela permet une évaluation équitable.
Les autorités attendent plusieurs effets de cette réforme. Les revenus de l’État devraient augmenter. Les investisseurs nationaux seront plus impliqués. La redistribution des richesses minières sera améliorée. Le décret accorde une préférence aux entreprises burkinabè. Le contenu local dans le secteur est ainsi renforcé.
Le Burkina Faso confirme par ce décret sa stratégie. Le secteur minier doit servir le développement économique. La participation nationale est structurée. Les intérêts de l’État sont sécurisés. Les bases d’une exploitation plus inclusive sont posées. Les ressources naturelles doivent bénéficier au pays.
Pour rappel, la loi n°/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso introduit une avancée majeure en consacrant, à travers ses articles 10 et 81, la participation de l’État et des investisseurs burkinabè au capital social des sociétés d’exploitation minière.
Cette orientation stratégique est une innovation clé. Elle renforce l’ancrage national dans la gouvernance. Le décret d’application en précise les modalités. Il détaille les conditions pour l’État. Il définit aussi les règles pour les acteurs nationaux. L’exploitation semi-mécanisée est incluse dans ce dispositif.






