Les autorités du Burkina Faso ont pris une décision diplomatique sévère. Elles ont déclaré deux personnes non grata. Il s’agit du sous-chef de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou. Un fonctionnaire chargé des programmes de l’UE est aussi concerné. L’agence de presse nationale AIB a rapporté cette information.
Ces deux diplomates doivent quitter le territoire burkinabè. Le délai imparti est de trois jours. Les raisons de cette expulsion n’ont pas été précisées. Aucun communiqué officiel ne les explique.
Un incident antérieur prépare ce contexte. En juin, l’ambassadeur de l’UE, Philippe Bronchain, avait été convoqué. Le ministère des Affaires étrangères lui avait exprimé une protestation. Cette convocation faisait suite à une résolution du Parlement européen. Ce texte dénonçait des violations des droits humains par les autorités burkinabè.
Le gouvernement du Burkina Faso a réagi fermement. Il a qualifié ce document d’ingérence inacceptable. Selon lui, il s’agit d’une immixtion dans les affaires intérieures d’un État souverain.
Cette expulsion n’est pas un cas isolé. En août 2025, une autre personnalité internationale avait été déclarée persona non grata. Il s’agissait de Carol Flore-Smerecniak, coordinatrice résidente de l’ONU. La raison était un rapport du secrétaire général de l’ONU. Ce rapport s’intitulait « Enfants et conflits armés au Burkina Faso ». Il avait été présenté au Conseil de sécurité.
Ces mesures montrent une tension croissante entre Ouagadougou et les organisations internationales. Le gouvernement burkinabè rejette ce qu’il perçoit comme des critiques extérieures. La souveraineté nationale est invoquée à chaque fois.






