La Banque mondiale a rendu publics les résultats de sa Note sur la situation économique du Burkina Faso. La cérémonie s’est tenue le 30 juin sous la présidence du conseiller technique Souleymane Nabolé. La directrice régionale Seynabou Sakho était également présente. L’économie burkinabè affiche une croissance du PIB réel de 5,3% en 2025. Ce chiffre est supérieur aux 4,8% enregistrés en 2024. Cette performance s’explique par plusieurs facteurs. Une campagne agricole exceptionnelle a soutenu l’activité. Le secteur des services a également été dynamique. L’activité minière a connu un rebond notable. L’inflation est devenue négative à -0,5%. Cette baisse des prix concerne surtout les denrées alimentaires et l’énergie. Elle a amélioré le pouvoir d’achat des ménages. La pauvreté a ainsi reculé de manière significative.
Les finances publiques montrent une dynamique positive. La consolidation budgétaire a réduit le déficit public. La trajectoire de la dette s’est améliorée. Ces avancées offrent des bases solides pour les réformes structurelles. Le représentant résident de la Banque mondiale, Hamoud Abdel Wedoud Kamil, a salué ces résultats. Il a appelé à poursuivre les efforts de consolidation macroéconomique. L’édition 2026 de la Note met l’accent sur la participation économique des femmes. La Banque mondiale considère cet enjeu comme crucial pour le développement.
Lorsqu’elles disposent des mêmes opportunités d’éducation, d’accès à l’emploi, au financement, à la propriété et à l’entrepreneuriat, les femmes contribuent pleinement à la création de richesse, à l’innovation, à la productivité et à la résilience des économies.
Le conseiller technique Souleymane Nabolé a salué la résilience face aux chocs géopolitiques. Il a attribué ces performances aux mesures du gouvernement. La mobilisation des ressources a dépassé 37 milliards de francs CFA. Le déficit budgétaire est désormais inférieur à la norme de l’UEMOA. Le taux d’endettement a fortement baissé. L’économie a bien résisté aux tensions du Moyen-Orient. Les prix des hydrocarbures et des engrais ont été maîtrisés.
Les résultats présentés par la Banque mondiale nous rassurent et nous confortent que nous sommes sur la bonne trajectoire.
Les recommandations seront prises en compte pour renforcer la résilience.
Seynabou Sakho a insisté sur la participation des femmes. Elle a comparé l’économie à un organisme privé d’une jambe. Les femmes représentent près de 50% de la population agricole. Elles détiennent moins de 8% des terres. Seulement 17% d’entre elles ont accès aux services financiers. Lever ces obstacles favoriserait la création d’emplois et une croissance inclusive.
Les performances économiques du Burkina Faso méritent des félicitations et sont une source d’inspiration.






