Le 18 avril 2025, le premier ministre burkinabé a accordé un entretien à la télévision nationale. Il y a exposé la position officielle concernant la dissolution de 118 organisations. Jean-Emmanuel Ouedraogo a interrogé les finalités des ONG étrangères présentes au Burkina Faso.
Il a déclaré qu’aucune association ne deviendrait un cheval de Troie pour quiconque. Il a ajouté que plus jamais une organisation ne servirait de passerelle aux ennemis de la nation. Le chef du gouvernement a fait allusion aux pays occidentaux.
Aujourd’hui, nous avons des partenaires impérialistes toxiques que nous avons bannis. Mais si vous regardez de plus près, nous les avons chassés par la porte, et ils continuent à mettre en œuvre leurs plans de manipulation et de subversion par la fenêtre.
Ces propos suggèrent une menace persistante malgré l’expulsion de certains partenaires. Le premier ministre a insisté sur la nécessité de protéger la souveraineté nationale. Il a promis une vigilance accrue contre toute ingérence étrangère.
Quelques jours plus tard, le 21 avril, le ministre de l’administration territoriale a pris une nouvelle mesure. Émile Zerbo a signé un décret suspendant 359 associations supplémentaires. La raison invoquée est le non-respect de l’obligation de renouveler leurs organes directeurs.
Les textes officiels mentionnent les statuts, les règlements internes et la législation en vigueur. Cette décision étend le contrôle étatique sur le secteur associatif. Elle intervient après la dissolution de 118 organisations annoncée précédemment.
Les autorités burkinabées affirment vouloir empêcher toute déstabilisation. Elles considèrent que certaines ONG servent de vecteurs à des intérêts hostiles. Le gouvernement entend ainsi renforcer la sécurité intérieure.
Les associations suspendues peuvent contester la mesure devant les tribunaux. Mais la procédure administrative reste floue pour beaucoup d’entre elles. Les observateurs s’interrogent sur l’impact humanitaire de ces suspensions.
Le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire depuis plusieurs années. Les groupes armés contrôlent une partie du territoire. Les ONG jouent un rôle important dans l’aide aux populations déplacées.
Cette politique de contrôle accru pourrait réduire l’espace civique. Les organisations locales et internationales devront se conformer strictement aux nouvelles règles. Le gouvernement promet de ne tolérer aucune dérive subversive.






