Le Conseil des ministres s’est réuni à Bobo-Dioulasso le 24 avril 2026. La séance ordinaire a duré de 09h00 à 11h44. Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a présidé cette réunion. Les membres ont examiné plusieurs dossiers à l’ordre du jour. Ils ont aussi entendu des communications orales. Des nominations ont été effectuées. Des missions à l’étranger ont été autorisées.
Le premier point concernait le ministère de la Guerre et de la Défense patriotiques. Un projet de loi sur l’organisation de la réserve militaire a été examiné. Le Burkina Faso lutte contre le terrorisme. Cette lutte nécessite une mobilisation accrue des forces nationales. La situation sécuritaire et géopolitique évolue profondément. Le pays doit adapter ses dispositifs de défense. Les Volontaires pour la défense de la Patrie existent déjà. Un complément structuré et pérenne est jugé nécessaire. Le projet de loi crée un cadre juridique pour la réserve militaire. Cette réserve comporte deux composantes. La première est une réserve de premier ordre. Elle regroupe des personnels avec une expérience militaire. Ces personnes sont immédiatement mobilisables. La seconde est une réserve de second ordre. Elle inclut des citoyens à former. Ces citoyens renforceront progressivement les capacités de défense. Le Conseil a approuvé la transmission du projet à l’Assemblée législative du Peuple.
Le deuxième point concernait le ministère de l’Économie et des Finances. Un rapport sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) a été adopté. Ce document couvre une période minimale de trois ans. Il vise à renforcer la discipline macro-budgétaire. Le DPBEP définit une trajectoire des finances publiques. Cette trajectoire est liée aux indicateurs macroéconomiques. Trois scénarios ont été élaborés : optimiste, pessimiste et de base. Le scénario de base suppose une bonne dynamique de reconquête du territoire. Il suppose aussi une campagne agricole favorable. La croissance économique projetée est de 6,1% en 2027. Elle serait de 5,5% en 2028 et de 5,3% en 2029. Les recettes budgétaires totales atteindraient 3 924,3 milliards F CFA en 2027. Elles seraient de 4 328,8 milliards F CFA en 2028. En 2029, elles atteindraient 4 686,4 milliards F CFA. Cela représente une augmentation annuelle moyenne de 9,3%. Les dépenses budgétaires totales seraient de 4 543,3 milliards F CFA en 2027. Elles atteindraient 4 992,2 milliards F CFA en 2028. En 2029, elles seraient de 5 403,6 milliards F CFA. Leur progression annuelle moyenne serait de 9,1%. L’épargne budgétaire atteindrait 892,0 milliards F CFA en 2027. Cela représente une amélioration de 222,2 milliards F CFA par rapport à 2026. En 2028, elle serait de 1 154,6 milliards F CFA. En 2029, elle atteindrait 1 355,8 milliards F CFA. Le déficit budgétaire serait de 619,0 milliards F CFA en 2027. Il serait de 663,4 milliards F CFA en 2028. En 2029, il atteindrait 717,2 milliards F CFA. Rapporté au PIB, le déficit représenterait 2,8% en 2027 et 2028. En 2029, il serait de 2,9%.
Le troisième point concernait le ministère des Affaires étrangères. Deux projets de loi ont été examinés. Le premier projet autorise la ratification d’un accord entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cet accord porte sur la création de la Radio confédérale « Daandé Liptako ». Ce nom signifie « La Voix du Liptako » en langue fulfuldé. L’accord a été signé le 26 novembre 2025 à Ouagadougou. Les États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) ont signé cet accord. Cette radio est un média de service public à vocation confédérale. Elle vise à renforcer la diffusion d’informations sur les politiques de l’AES. Elle veut aussi promouvoir une information crédible face à la désinformation. La ratification permettra au Burkina Faso de participer pleinement au projet. Le Conseil a approuvé la transmission de ce projet à l’Assemblée législative. Le second projet de loi autorise la ratification d’un autre accord. Cet accord est entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Son contenu n’a pas été précisé dans le communiqué.






