Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a infligé une amende de 50 millions de francs CFA à Canal+ International. Cette décision a été rendue publique le 12 juin 2025. La société française est sanctionnée pour ne pas avoir respecté ses obligations de diffusion en clair des chaînes publiques burkinabè. L’information a été rapportée par la presse locale.
Selon le CSC, Canal+ n’a pas permis un accès libre aux chaînes de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). Cela concerne même les périodes après l’expiration des abonnements des clients. Cette obligation découle d’une convention signée entre Canal+ et le CSC le 14 février 2025. Le régulateur a accordé à Canal+ un délai de 30 jours pour payer l’amende. Un délai supplémentaire de 30 jours est prévu pour lever tous les obstacles à l’accès libre aux chaînes de la RTB.
Cette sanction intervient dans un contexte de régulation accrue des médias au Burkina Faso. Environ un mois plus tôt, le CSC avait suspendu TV5 Monde. La chaîne était accusée de désinformation et d’apologie du terrorisme. Ces accusations concernaient sa couverture des attaques au Mali. Le CSC burkinabè a ainsi montré sa détermination à faire respecter les règles du secteur audiovisuel.
L’affaire Canal+ illustre les tensions entre les opérateurs internationaux et les régulateurs locaux. La convention de février 2025 visait à garantir un accès universel aux chaînes publiques. Le non-respect de cet accord a conduit à une amende significative. Canal+ dispose maintenant de deux mois pour se conformer aux exigences du CSC. Le paiement de l’amende et la levée des obstacles à l’accès libre sont les conditions posées.
Les chaînes de la RTB sont considérées comme un service public essentiel. Leur diffusion en clair permet à tous les Burkinabè de s’informer. Le CSC a rappelé que cette obligation était une priorité. La décision du 12 juin envoie un signal fort aux autres opérateurs. Le respect des conventions signées est désormais strictement contrôlé.






