Burkina Faso : Banque mondiale et gouvernement examinent 27 projets

Le vendredi 22 mai 2026, une réunion s’est tenue à Ouagadougou. Elle portait sur l’évaluation des projets financés par la Banque mondiale au Burkina Faso. Les autorités burkinabè et les représentants de l’institution y ont participé. Le thème central était la contribution de ces projets au Plan Relance.

Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale, a pris la parole. Il a expliqué que cette revue annuelle permet de renforcer le partenariat. Elle aide aussi à trouver des moyens d’accélérer la mise en œuvre des projets. L’objectif est d’améliorer les résultats pour la population.

Le portefeuille de la Banque mondiale au Burkina Faso compte aujourd’hui 27 projets. Parmi eux, 19 sont nationaux et 8 sont régionaux. Les engagements nets ont fortement augmenté. Ils sont passés de 2,7 milliards de dollars en 2020 à près de 4,18 milliards de dollars aujourd’hui. Cela correspond à environ 1 620 milliards de FCFA, puis 2 508 milliards de FCFA. Cette hausse montre un soutien accru de l’institution.

L’exercice fiscal précédent s’est achevé avec un taux de décaissement de 28,4 %. Ce chiffre est supérieur à la moyenne régionale. Deux nouveaux projets ont été approuvés. Leur montant total est de 250,4 millions de dollars, soit environ 150,2 milliards de FCFA. Ces projets concernent la santé, l’éducation et les infrastructures. Pour l’exercice en cours, trois nouveaux projets sont prévus. Ils représentent 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de FCFA. Ils porteront sur l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’énergie et l’accès aux services sociaux de base.

Hamoud Abdel Wedoud Kamil a toutefois alerté sur le niveau actuel des décaissements. Le taux est de 17,92 %, contre 22,99 % à la même période l’année précédente. Il a déclaré :

Je souhaiterais toutefois attirer votre attention sur le niveau actuel des décaissements, qui demeure en deçà des attentes, avec un taux de 17,92 % contre 22,99% à la même période de l’exercice fiscal précédent. Un décaissement de 116,5 millions de dollars reste encore attendu pour atteindre notre objectif commun de 25%. Nous encourageons vivement les équipes de projet à intensifier le rythme de mise en œuvre afin de résorber ce retard d’ici à la clôture de l’année fiscale.

La séance plénière a été précédée d’une journée d’examen conjointe. Les spécialistes de la Banque mondiale et la partie nationale ont travaillé ensemble. Les discussions ont porté sur l’alignement stratégique entre le portefeuille des projets et le Plan Relance. Les participants ont aussi identifié des ajustements opérationnels pour améliorer l’efficacité des projets.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, a salué la coopération avec la Banque mondiale. Il a souligné son rôle dans des secteurs comme l’éducation, la santé, les infrastructures, l’agriculture et le développement du secteur privé. Il a appelé à intensifier les interventions pour les projets industriels. Il a aussi demandé un soutien renforcé de la Société financière internationale (SFI).

Au programme de cette revue figuraient une capsule vidéo sur les réalisations, une présentation de la cohérence entre les objectifs du PPD et le Plan Relance, ainsi qu’une synthèse des recommandations. Des échanges entre participants ont également eu lieu.

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