Un atelier s’est tenu les 19 et 20 mai à Ouagadougou. L’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) l’a organisé. La direction de la santé de la famille et d’autres partenaires ont collaboré. L’objectif était de construire des stratégies concrètes. Ces stratégies visent la santé des femmes migrantes et déplacées forcées. Elles habitent dans des quartiers informels au Burkina Faso.
Plusieurs acteurs ont participé à cette rencontre. Des représentants du ministère de la Santé étaient présents. Ceux du ministère de la Famille et de la solidarité aussi. Des organisations de la société civile ont pris part aux échanges. L’Université du Québec en Outaouais était représentée par les professeurs Eric Tchouaket et Drissa Sia. Des déplacés forcés, des adolescentes mariées et non mariées ont également participé. Des femmes mariées, non mariées et des veuves étaient présentes. Des leaders coutumiers et religieux ont aussi assisté à l’atelier.
La directrice de la santé de la famille, Dr Yeri Silvie Youl Traoré, a ouvert les travaux. Elle a rappelé les défis persistants en santé sexuelle et reproductive. L’année passée, plus de 800 femmes sont mortes en donnant la vie. Cela représente environ un décès chaque heure. Selon les statistiques, une personne sur dix a des besoins non satisfaits en planification familiale. Les raisons incluent le manque d’information ou l’accès difficile aux centres de santé. La crise sécuritaire a aggravé cette situation pour les populations vulnérables.
Drissa Sia, professeur à l’Université du Québec en Outaouais, a pris la parole au nom des partenaires. Il a salué la mobilisation des organisations de la société civile. Cette rencontre permet de proposer des solutions adaptées aux réalités locales. Les chercheurs ont impliqué tous les acteurs dans l’étude sur le terrain. Les résultats de cette étude sont maintenant disponibles. Les participants doivent maintenant élaborer des stratégies pour améliorer l’accès aux services.
Le directeur de l’ISSP, Pr Lassané Yaméogo, a lancé un appel. Il invite les acteurs de la santé à garantir un accès équitable aux services. Les femmes des zones informelles ne doivent pas être oubliées par les politiques urbaines et sanitaires. Le coordonnateur du projet, Dr Yentema Onadja, a présenté des résultats inquiétants. Les études menées à Ouagadougou et Kaya révèlent une prévalence élevée des violences basées sur le genre. La violence entre partenaires intimes atteint environ 30 % dans ces deux villes. Ce taux est bien supérieur aux statistiques nationales.






