L’état-major burkinabè a rendu public un communiqué le 30 juin. Il accuse la France de soutenir des groupes armés. Cette déclaration fait suite à des assauts contre des positions militaires. Les attaques sont décrites comme complexes et coordonnées.
Ces affrontements ont eu lieu à Gayéri, Solhan et Sebba. Les Forces armées burkinabè et leurs supplétifs ont riposté. Le communiqué affirme que plus de 400 assaillants ont été neutralisés. Les troupes ont aussi récupéré 250 motos et 353 armes. Des munitions et des moyens de communication ont été saisis. Trois soldats burkinabè ont perdu la vie.
Le texte officiel lie ces événements à la rupture diplomatique avec Paris. Il déclare que le soutien français à ces hordes de terroristes ne fait l’ombre d’aucun doute. Les attaques visaient, selon l’état-major, à faire le maximum de victimes civiles et militaires. Le but serait de nourrir un discours tronqué sur la situation sécuritaire.
Le Burkina Faso a annoncé la fin de ses relations diplomatiques avec la France le 30 juin. Cette décision survient après des mois de tensions. Ouagadougou reproche à Paris une ingérence dans ses affaires intérieures. La France a toujours nié ces accusations.
Les groupes terroristes actifs dans la région du Sahel multiplient les offensives. Le Burkina Faso fait face à une insécurité croissante depuis 2015. Des milliers de civils ont été tués et des centaines de milliers déplacés. Les autorités burkinabè cherchent des partenaires alternatifs. Elles se tournent vers la Russie et d’autres pays.
Le communiqué militaire ne fournit pas de preuves directes de l’implication française. Il reflète toutefois la position officielle du gouvernement. La France n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations.






