Le 8 mai 2026, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubacar Nacanabo, a présenté le Plan Relance aux députés. Ce nouveau référentiel de développement contient plusieurs chantiers. Dans le pilier 2, le gouvernement veut renforcer l’État et la gouvernance. La digitalisation massive des procédures administratives est prévue. Douze chantiers de digitalisation sont portés par le ministère de la Transition digitale. La couverture mobile à 100% du territoire est visée. Les centres de données seront diversifiés et consolidés. Les infrastructures critiques seront protégées. Un identifiant unique sera déployé. Des talents en technologies de l’information seront formés. L’interconnexion des administrations financières améliorera la transparence. La solution Smart Douane sera déployée pour maîtriser le dédouanement. La numérisation totale du cadastre est aussi prévue. La facture électronique certifiée sera généralisée à toutes les entreprises. La lutte contre la corruption sera renforcée via la commission de régulation des dysfonctionnements. La lutte contre la fraude fiscale et douanière sera intensifiée.
Dans le pilier 3, intitulé Développement du capital humain, le Plan Relance prévoit des investissements dans la santé. Soixante-treize nouveaux Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) seront construits. Neuf hôpitaux régionaux de grande capacité verront le jour. Faso Pharma sera opérationnalisé pour développer une industrie pharmaceutique. Plus de 1 000 spécialistes de santé seront formés chaque année pendant cinq ans. Ce plan s’appelle 1000 x 5. Des amphithéâtres intelligents seront construits pour les universités. Cent cinquante écoles primaires et secondaires à niveaux seront bâties dans les 17 régions. L’enseignement technique sera développé massivement. Cinquante mille logements décents sont aussi programmés.
Les résultats attendus incluent une réduction du taux de pauvreté. Ce taux passerait de 43,2% en 2021 à 35% en 2030. L’espérance de vie à la naissance augmenterait de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030. La proportion des effectifs de l’enseignement technique et professionnel passerait de 5% en 2024 à 12% en 2030. Une masse critique d’ingénieures sera formée pour accompagner l’industrialisation du pays.
Au titre des indicateurs d’effets attendus dans ce pilier, on relève entre autres une amélioration de l’indice de perception de la corruption de 41/100 en 2024 à 46/100 en 2030, un taux de pression fiscale moyen de 19,3% sur la période, une maîtrise du fichier des propriétaires de parcelles et une fluidité dans la délivrance des titres, une amélioration du climat des affaires.
Les effets majeurs attendus sont : la réduction significative de la pauvreté avec un taux de pauvreté qui passe de 43,2% en 2021 à 35% en 2030 ; l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance de 61,9 ans en 2019 à 68 ans en 2030 ; l’accroissement de la proportion des effectifs de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle dans l’effectif total de l’enseignement post-primaire et secondaire de 5% en 2024 à 12% en 2030 ; la formation d’une masse critique d’ingénieures pour accompagner la politique d’industrialisation du pays.






