Burkina Faso : 72 heures de réflexion sur l’économie informelle

Le Conseil national de l’Economie informelle du Burkina Faso organise un événement. Il se déroule du 14 au 16 avril 2026 à Ouagadougou. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo en est le patron. Il est représenté par le ministre Mathias Traoré. Les travaux durent soixante-douze heures. Ils portent sur le secteur informel. L’objectif est d’évaluer sa contribution économique. Le thème central guide les discussions. Il interroge les apports du secteur informel. Ceci dans un contexte de défis sécuritaires. La question des contributions fiscales est aussi posée. Salifou Nikiema préside le CNEI-BF. Il a exposé sa vision lors de l’ouverture.

l’économie informelle constitue, de nos jours, une opportunité de saine occupation de notre jeunesse et de toute la population active dans un contexte où le chômage et la pauvreté constituent des terreaux fertiles vers l’extrémisme violent

Il a ensuite développé son argument. Cette économie crée des emplois et des richesses. Les chiffres de l’INSD confirment son poids. Elle occupe 93,9% de la population active burkinabè. Son rôle social est donc considérable. Salifou Nikiema estime qu’il ne faut pas la négliger. Les politiques publiques doivent lui accorder de l’attention. Le renforcement des capacités des acteurs est nécessaire. L’événement vise aussi cette sensibilisation. Plusieurs thèmes spécifiques seront abordés durant trois jours. Le premier concerne les défis sécuritaires. Il questionne l’accompagnement des travailleurs informels. Ils doivent soutenir la dynamique du Capitaine Ibrahim Traoré. Le second thème traite de la mobilisation fiscale. Il aborde les enjeux de la formalisation. Ce point sera divisé en deux sous-thèmes. L’un présente un état des lieux de la fiscalité. L’autre explore la coopération avec la douane. Des échanges avec les services des impôts sont prévus. La douane et la communication sur la RPP seront aussi présentes. Ces rencontres doivent clarifier des procédures. Achille Roland Sow a pris la parole. Il représente la Chambre de commerce et d’Industrie. Il a salué la tenue de cet événement. Le thème choisi lui semble pertinent. Il a aussi exprimé une opinion ferme. Le passage à la formalisation reste essentiel. L’économie informelle est un secteur vital. La formalisation constitue cependant la norme. La CCI-BF se dit disponible pour accompagner ce changement. Le ministre Mathias Traoré a prononcé un discours. Il a félicité les acteurs du secteur informel. Leur rôle dans le développement est reconnu. Il a toutefois émis une réserve fondamentale. Le développement ne doit pas sacrifier la dignité.

Travailler ne doit jamais signifier souffrir, risquer sa santé ou vivre dans la précarité permanente. Améliorer les conditions de travail, ce n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. C’est garantir la sécurité, le respect, les revenus décents et un environnement de travail digne

Il a invité les participants à en profiter. Ils peuvent renforcer leurs capacités professionnelles. Le tissage de réseaux est encouragé. La recherche de financements est aussi importante. L’événement ne se limite pas aux communications. D’autres activités sociales sont au programme. Une opération de don de sang a été organisée. Elle montre la solidarité avec les forces combattantes. Un match avec la brigade Laabal est également prévu. Après la cérémonie d’ouverture, une visite a eu lieu. Les officiels ont parcouru des stands d’exposition. Ces stands présentaient des produits du secteur informel. Ils étaient installés à la Place de la Nation.

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