Le Burkina Faso a dévoilé les résultats de son recensement général des entreprises. Cette opération a eu lieu en 2024. Elle a été présentée le 6 mai 2025 à Ouagadougou. Le secrétaire général du ministère de l’Économie, Vieux Rachid Soulama, a présidé la cérémonie. Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, était présent. Fousseni Koné représentait la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina.
L’Institut national de la statistique a réalisé ce recensement. Il a bénéficié de l’appui technique d’AFRISTAT. L’État burkinabè et la Banque mondiale ont fourni un soutien financier. Ce projet s’inscrit dans le cadre du PHASAO. L’objectif était d’obtenir des données fiables sur toutes les unités économiques.
Le recensement a identifié 389 172 unités économiques sur tout le territoire. Cette photographie révèle la vitalité du tissu entrepreneurial burkinabè. L’analyse spatiale montre une forte concentration dans certaines régions. La région du Kadiogo regroupe 46,8 % des unités. Elle est suivie par le Guiriko avec 18 %, le Nando avec 6,4 % et le Nakambé avec 4,8 %. Ces quatre régions totalisent 76 % des unités économiques du pays. Ouagadougou abrite 41,3 % des entreprises. Bobo-Dioulasso en accueille 14,4 %.
« Une victoire collective. Une victoire silencieuse mais déterminante. Faisons en sorte que cette victoire soit utile », a déclaré Vieux Rachid Soulama.
Le secrétaire général a souligné que ces données vont au-delà de simples chiffres. Elles traduisent les réalités économiques du pays. Elles mettent en lumière les dynamiques du secteur privé. Il a insisté sur l’importance de transformer ces informations en outils d’aide à la décision. Cela permettra d’orienter les politiques publiques et de renforcer la compétitivité économique.
Vieux Rachid Soulama a qualifié ce recensement d’avancée méthodologique importante. Il a noté son caractère exhaustif, inclusif et géoréférencé. Toutes les catégories d’entreprises ont été prises en compte sur l’ensemble du territoire. Il a salué la mobilisation des partenaires techniques et financiers. Les forces de sécurité et les équipes de l’INSD ont aussi contribué à cette réussite.
Le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, a salué la forte mobilisation des acteurs publics et privés. Il a rappelé que ce recensement offre une vision actualisée du tissu économique national. Il a insisté sur l’importance de la statistique comme levier de gouvernance.
« Gouverner, c’est prévoir ; prévoir, c’est connaître ; et connaître, c’est mesurer », a-t-il affirmé.
Fousseni Koné a exprimé la gratitude de la CCIBF au gouvernement. Il a souligné l’association de la Chambre à cette œuvre d’intérêt national.
Le recensement confirme la prédominance du secteur tertiaire. Celui-ci regroupe 80,4 % des unités économiques. Le secteur secondaire en compte 19,3 %. Le secteur primaire reste marginal avec 0,3 %. Au sein du tertiaire, le commerce domine avec 52,7 % des unités. Les activités de fabrication suivent avec 17,9 %.






