Burkina Faso : 389 172 entreprises recensées, 98% dirigées par des nationaux

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a présenté les résultats du Recensement général des entreprises (RGE) le 6 mai 2026 à Ouagadougou. La cérémonie était présidée par Vieux Abdoul Rachid Soulama, secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances.

L’étude a compté 389 172 unités économiques sur tout le territoire burkinabè. Elle couvre à la fois le secteur formel et informel. Parmi ces unités, 96,5% évoluent dans l’informel. Les établissements uniques représentent 98,9% du total. Les établissements secondaires forment 0,9%, et les sièges sociaux 0,3%.

La répartition spatiale montre une forte concentration. Quatre régions rassemblent 76% des unités. Le Kadiogo en compte 46,8%, le Guiriko 18%, le Nando 6,4% et le Nakambé 4,8%. Le commerce domine les activités avec 52,7%. Viennent ensuite les activités de fabrication (17,9%) et l’hébergement-restauration (13,4%).

Dans les régions du Yaadga, Oubri et Tannouyan, l’informel atteint 98,8%. Le Kadiogo affiche le plus haut taux de formalisation avec 5,3% des unités. Les hommes dirigent 69,7% des entreprises, les femmes 30,3%. Les nationaux dirigent 378 113 entreprises, soit 98% du total. Parmi les dirigeants étrangers, les Togolais arrivent en tête, suivis des Nigérians, des Béninois, des Ivoiriens, des Nigériens et des Maliens.

Le niveau d’éducation des dirigeants est faible. 38,1% n’ont aucun diplôme. Seuls 6,3% possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur. Le recensement a débuté en 2024. Son coût total s’élève à environ 2 milliards de francs CFA.

L’objectif de l’opération était de fournir des données fiables et récentes sur toutes les unités économiques du pays. Pour la première fois, les résultats offrent une image complète, géoréférencée et actualisée du tissu économique national.

Précédent

Burkina Faso et Somalie renforcent leur coopération sécuritaire

Suivant

Le pavillon russe attire l'attention à la Biennale de Venise