L’association Managré-Nooma pour la protection des orphelins (AMPO) a organisé une cérémonie à Ouagadougou le 18 juillet 2026. Vingt jeunes, filles et garçons, ont officiellement quitté ses centres d’hébergement. Parmi eux, quatorze viennent des centres pour enfants en détresse. Six autres sont issues du centre Mia-Alma, qui accompagne les jeunes filles mères mineures et les femmes en difficulté.
Denis Yaméogo, directeur général d’AMPO, a présenté cette sortie comme l’achèvement d’un long travail. Il a rappelé que l’association offre un suivi éducatif et professionnel complet.
« L’événement qui nous réunit aujourd’hui, c’est la cérémonie de sortie de nos pensionnaires, filles comme garçons, qui ont séjourné dans nos centres fermés », a-t-il déclaré.
Pendant leur séjour, les jeunes reçoivent une scolarisation et une formation professionnelle. Un suivi psychologique et un encadrement social sont aussi assurés. Les résultats scolaires de l’année 2026 sont encourageants.
« Nous sommes à plus de 90% de réussite au niveau des écoles et des centres de formation professionnelle », a affirmé Denis Yaméogo.
Cette édition bénéficie d’un soutien international important. AMPO Danemark, partenaire historique, a fourni des machines à coudre. Ces machines permettent aux jeunes filles formées en couture de démarrer une activité. Les bénéficiaires ont aussi reçu des bicyclettes. Ces vélos facilitent leurs déplacements vers les ateliers ou les centres de perfectionnement.
La sortie d’un pensionnaire ne met pas fin à l’accompagnement. Les jeunes, accueillis dès six ans jusqu’à leur majorité, continuent d’être suivis. Un programme adapté à chaque projet de vie est mis en place. Certains poursuivent des études universitaires. D’autres intègrent des écoles de santé ou des centres de formation professionnelle.
Mariam Ouédraogo, au nom des pensionnaires sortants, a exprimé sa gratitude.
« Ce n’est pas une sortie, c’est une fête, une leçon de vie », a-t-elle affirmé.
Elle a remercié la fondatrice Maman Tenga, qu’elle a qualifiée de mère et de modèle. Elle a aussi salué le personnel : psychologues, médecins, cuisiniers, chauffeurs et agents de sécurité.
Haoulate Pilabré a également pris la parole. Elle a évoqué les deux à trois années d’accompagnement après le séjour.
« Si nous sommes debout aujourd’hui, en train d’apprendre et de sourire, c’est grâce à vous », a-t-elle déclaré.
Les jeunes se sont engagés à poursuivre leurs études et à respecter les valeurs transmises. Ils veulent devenir des citoyens intègres.






