Un atelier s’est tenu le 6 mai 2026 à Koudougou. Il concernait la diffusion de capsules vidéo pour la pisciculture. Cette rencontre s’inscrit dans le projet Pisciculture pour l’Emploi et la Sécurité Alimentaire (PESA).
Cent soixante-neuf micro-vidéos ont été produites. Elles sont issues de supports existants. Ces vidéos ont été remises aux acteurs de la filière poisson au Burkina Faso.
Le projet est porté par la Fondation Cordaid. Il bénéficie du soutien financier du Royaume des Pays-Bas. Les capsules proviennent de guides de bonnes pratiques et de modules de formation. Elles couvrent l’éducation financière et les techniques d’élevage.
La digitalisation répond à un constat simple. Le numérique se développe rapidement dans le monde. Il offre des avantages pour les acteurs de terrain. Il permet d’augmenter la productivité. Il réduit les coûts opérationnels. Il facilite la création de bases de données. Il améliore la communication entre les communautés. Il élargit l’impact des actions menées.
Le contexte sécuritaire en Afrique de l’Ouest a aussi joué un rôle. Les difficultés sur le terrain obligent à trouver des méthodes adaptées. La digitalisation des guides permet au projet PESA de continuer son travail. Elle offre un meilleur rapport entre qualité, coût et efficacité.
Les participants viennent de différents maillons de la filière. Ils doivent s’approprier ces outils. L’objectif est d’améliorer la productivité. Il s’agit aussi de soutenir l’entrepreneuriat, surtout chez les jeunes et les femmes.
L’objectif de ces capsules numérisées est de rendre la chaîne de valeur plus efficace et plus efficiente. Autrement dit, la digitalisation permet de toucher un plus grand nombre de personnes tout en réduisant les coûts, afin d’améliorer l’efficience globale. Dans les pratiques traditionnelles, la formation dépend souvent de la disponibilité de formateurs, qui ne sont pas toujours accessibles. En revanche, lorsque les modules sont digitalisés, l’accès devient plus simple : les utilisateurs peuvent les consulter à tout moment, notamment sur leur téléphone, et suivre ainsi une formation continue. Ces capsules présentent également l’avantage d’être adaptées aux réalités locales. Certaines ont été produites en langues nationales, ce qui favorise leur accessibilité et leur appropriation par un public plus large, a déclaré Lassina Sanou, directeur pays de la fondation Cordaid et chef de projet PESA.
Le projet se termine en août 2026. Il a mobilisé plus de 11 milliards de FCFA. Le Burkina Faso connaît un déficit important en produits halieutiques. En 2024, le pays a importé plus de 185 529 tonnes de poisson. La production nationale n’a atteint qu’environ 32 994 tonnes.
Le pays possède pourtant des atouts. Plus de 1 200 plans d’eau sont adaptés à la pisciculture. La main-d’œuvre est disponible. L’intérêt pour cette activité augmente parmi la population. Le projet PESA couvre quatre régions : le Yaadga, les Kuilsé, le Goulmou et le Guiriko.
Le PESA vise plusieurs objectifs. Il veut créer 1 650 entreprises piscicoles. Il doit générer au moins 2 750 emplois directs. Il prévoit une production de 620 tonnes de poisson par an. Il cherche à mobiliser au moins 800 millions de FCFA auprès des structures de financement.
Nous sommes satisfaits de constater que l’ensemble de ces capsules a été réalisé. En effet, la formation par le visuel rend les acteurs beaucoup plus réceptifs et favorise un meilleur apprentissage, comparativement à une approche uniquement théorique, souvent plus difficile à assimiler rapidement. Ces capsules sont désormais appelées à s’intégrer dans le dispositif de formation du ministère en charge des ressources halieutiques. Elles permettront aux acteurs de mieux s’approprier les bonnes pratiques et, à terme, de contribuer à une augmentation significative de la production halieutique, a indiqué Moustapha Alassane Tassembédo, directeur général des ressources halieutiques.
Ce projet a permis de nombreuses expérimentations dans le domaine de la production piscicole. Nous avons pris part à plusieurs activités, a témoigné Henri Zerbo, représentant de l’interprofession poisson.






