La justice burkinabè a prononcé une lourde peine contre un professionnel de santé. Le 17 juillet 2026, la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II a condamné un agent de santé pour viol aggravé et menaces sous conditions. Le prévenu a reçu une peine de 11 années d’emprisonnement. Huit ans de cette peine sont fermes.
L’homme exerçait comme maïeuticien d’État. Il dirigeait le service de maternité du Centre médical urbain (CMU) de Saponé. Les faits remontent au 27 février 2026. Ce jour-là, une femme enceinte s’est rendue au centre pour une consultation prénatale. Elle a déposé une plainte auprès de la Brigade territoriale de gendarmerie de Saponé. La plaignante affirmait avoir subi des violences sexuelles durant cette visite.
L’enquête a établi que le mis en cause avait abusé de son autorité. Sa fonction lui donnait un pouvoir sur les patientes. La victime se trouvait dans une situation de vulnérabilité. Son état de grossesse était apparent ou connu de l’accusé. Ces éléments ont constitué des circonstances aggravantes.
Après l’enquête, le suspect a été déféré devant le parquet. Il a ensuite été traduit devant la juridiction compétente. Les débats à l’audience ont permis d’examiner le dossier. La Chambre criminelle du TGI Ouaga II a reconnu l’accusé coupable des faits reprochés.
Outre la peine d’emprisonnement, le tribunal a imposé une amende ferme. Le condamné devra payer un million de francs CFA. Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de lutte contre les violences faites aux femmes. La condamnation illustre la sévérité de la justice burkinabè envers les abus sexuels commis par des soignants.






