Burkina Faso : 10 000 chèques impayés, recouvrement forcé annoncé

Le gouvernement burkinabè lance une opération de recouvrement. L’Agent judiciaire de l’État supervise cette action. Un délai de huit jours est accordé aux débiteurs. Ce délai court à partir du 17 avril 2026. Le portefeuille de créances est très important. Il atteint un montant de 1 000 milliards de francs CFA. Ce total inclut diverses catégories de dettes. Les chèques impayés en constituent une part notable. Leur nombre dépasse les dix mille unités. Leur valeur est estimée à 200 milliards de francs CFA. Cette évaluation date du 31 mars 2026.

Ces chèques proviennent de plusieurs administrations publiques. Les services des Impôts et des Douanes sont concernés. Le Trésor public est aussi impliqué. Toutes les banques du pays sont touchées. Le ministre Rodrigue Bayala a fourni ces précisions. Il a évoqué des pratiques frauduleuses.

Il s’est agi d’une véritable association de malfaiteurs. Des entreprises fictives ont été créées, des comptes ouverts et des chéquiers confectionnés et utilisés dans ce cadre, le tout avec la complicité de certains agents publics

Les créances bancaires s’élèvent à 300 milliards de francs CFA. Ce chiffre correspond au 31 décembre 2025. Les autres créances contentieuses atteignent 150 milliards.

Les créances issues de décisions de justice sont aussi importantes. Leur valeur est de 100 milliards de francs CFA. Elles incluent des condamnations pécuniaires. Les dommages et intérêts en font partie. Les amendes de la Cour des comptes sont comprises. Les créances des démembrements de l’État sont également listées. Elles totalisent 250 milliards de francs CFA. Elles couvrent plusieurs types d’impayés.

  • Les redevances des communications électroniques.
  • Les conventions de prêts des fonds nationaux.
  • Les factures des sociétés d’État.
  • Les garanties financières.

Le ministre a annoncé des mesures coercitives. Le respect des engagements est une obligation. Des avis de mise en demeure seront envoyés. Des saisies de biens sont envisagées. Des fermetures d’entreprises pourront être ordonnées. Des visites à domicile par des agents sont prévues. L’État demande aux débiteurs de régulariser leur situation. Ils doivent s’acquitter de leurs obligations. Le paiement se fait auprès du Trésor public. La plateforme digitale Faso Arzeka sera utilisée plus tard.

Le délai de huit jours est impératif. Après le 25 avril 2026, les procédures deviendront forcées. Toutes les voies de droit seront employées. Les débiteurs de chèques impayés seront exposés. La liste des entreprises concernées sera publiée. L’identité des promoteurs sera rendue publique. Cette communication utilisera divers canaux. L’opération vise à assainir les finances publiques. Elle répond à une nécessité de transparence. La lutte contre la fraude est un objectif clair.

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