Le gouvernement burkinabè a adopté un nouveau décret jeudi. Ce texte oblige tout étudiant burkinabè à obtenir une autorisation préalable pour étudier à l’étranger. La mesure concerne les boursiers et ceux qui financent eux-mêmes leurs études. L’information provient du compte rendu du conseil des ministres.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a présenté ce décret. Il a expliqué que l’État veut suivre les contenus des formations. Cette action s’aligne sur la vision de la Révolution progressiste populaire. Le but est aussi d’éviter des situations sociales difficiles après les études. Le texte prépare également l’insertion professionnelle des étudiants.
Le conseil des ministres a aussi adopté un décret sur les bourses d’études. Ce texte concerne l’enseignement supérieur et la recherche. Le ministre Thiombiano a précisé qu’il s’agit d’une relecture du décret de 2021. Ce décret de 2021 portait sur les bourses d’études. La relecture prend en compte les nouvelles orientations du gouvernement.
Cette relecture redéfinit et hiérarchise les critères d’attribution des bourses. Le critère lié aux revenus des parents est supprimé. Les dossiers d’aides sont transférés au Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER Bãngr baoobo). Les études à l’extérieur sont désormais encadrées.
Le décret vise à mieux contrôler les départs des étudiants. Le gouvernement souhaite éviter les abandons de parcours. Il veut aussi garantir la qualité des formations suivies. Les autorités espèrent ainsi faciliter le retour des diplômés. L’insertion professionnelle reste une priorité nationale.
Cette décision suscite des réactions dans le milieu universitaire. Certains étudiants s’interrogent sur les délais d’obtention de l’autorisation. D’autres saluent une mesure de régulation. Le ministère promet des précisions dans les prochains jours. Le texte officiel sera publié au journal officiel.






