Burkina : enquête ouverte contre l’UGEB pour propos sur les réseaux

Le parquet du tribunal de grande instance Ouaga II a ouvert une enquête judiciaire. Cette décision fait suite à la diffusion de contenus sur les réseaux sociaux. Ces écrits et paroles sont attribués à l’Union Générale des Étudiants Burkinabè (UGEB). L’annonce a été faite dans un communiqué daté du 26 mai 2026.

Selon le ministère public, les éléments incriminés pourraient violer le code pénal burkinabè. Les infractions retenues sont l’apologie du terrorisme et l’entreprise de démoralisation des forces de défense et de sécurité. Le procureur a souligné la gravité de ces faits. Il a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête pour identifier les auteurs des publications. Les complices éventuels seront aussi recherchés.

Le parquet rappelle que ces infractions sont sévèrement punies par la loi. L’article 312-11 du code pénal concerne l’entreprise de démoralisation des forces armées. Cette infraction est passible d’une peine d’emprisonnement d’un à dix ans. Une amende de 300 000 à 2 000 000 de francs CFA est également prévue. L’apologie publique du terrorisme, visée à l’article 361-19, encourt la même durée de prison. Son amende est plus lourde, de 1 000 000 à 10 000 000 de francs CFA.

Dans le communiqué, le procureur appelle les citoyens à faire preuve de responsabilité. Il les invite à mesurer leurs propos et publications, surtout en ligne. Les auteurs de discours contraires à la loi sont prévenus. Ils subiront la rigueur de la loi, affirme le parquet.

Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Burkina Faso. Les autorités judiciaires multiplient les mises en garde contre les discours jugés dangereux. L’enquête devra déterminer si les contenus attribués à l’UGEB constituent effectivement des infractions pénales. Le parquet n’a pas précisé le nombre de personnes visées ni la nature exacte des publications.

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