La commune de Sabou, dans la région de Nando, a accueilli le lancement officiel de la campagne 2026 de chimio-prévention du paludisme saisonnier. Cette opération, connue sous le sigle CPS+, a débuté vendredi à Nariou.
Près de cinq millions d’enfants âgés de 3 à 59 mois doivent recevoir des médicaments préventifs. La période de forte transmission du paludisme justifie cette intervention nationale.
Le gouverneur de la région de Nando, Adama Jean Yves Béré, représentait le ministre de la Santé. Il a remercié les autorités administratives, coutumières et religieuses pour leur soutien. Il a aussi salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité et des agents de santé. Selon lui, cette mobilisation collective est un facteur clé de réussite.
La CPS+ consiste à administrer gratuitement des médicaments préventifs aux enfants ciblés. L’objectif est de réduire les risques d’infection pendant la saison des pluies.
Plusieurs passages sont prévus à travers le pays pour l’édition 2026. Le docteur Sidzabda Kompaoré dirige le programme national de lutte contre le paludisme. Il a indiqué que le premier passage concerne 24 districts sanitaires. Il a insisté sur le respect du schéma thérapeutique en trois prises successives sur trois jours. Cette condition est essentielle pour garantir l’efficacité du traitement préventif.
Les autorités ont demandé aux parents d’amener les enfants dans les sites de prise en charge. Elles les ont aussi invités à contribuer à l’assainissement du cadre de vie. L’élimination des eaux stagnantes permet de limiter la prolifération des moustiques.
Cette campagne combine prévention médicamenteuse, sensibilisation communautaire et mobilisation sociale. Les autorités sanitaires espèrent ainsi réduire durablement le paludisme chez les enfants de moins de cinq ans.






