L’ancienne officière de police Béatrice Sanon est morte le vendredi 12 juin 2026. Elle avait 67 ans. L’annonce a été publiée par l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) sur Facebook. Cette femme a marqué la Police nationale burkinabè par son sérieux et son honnêteté.
Béatrice Sanon a commencé sa carrière en 1977. Elle n’avait alors que 18 ans. Elle a servi l’État pendant près de quarante ans. Son travail lui a valu plusieurs récompenses. En 2000, elle a reçu la médaille d’honneur de la Police nationale.
Son nom reste lié à l’arrestation de Sia Popo Prosper. Cet homme était l’un des criminels les plus recherchés d’Afrique de l’Ouest au début des années 2000. Il était impliqué dans un vol spectaculaire à Abidjan. Le 27 août 2002, l’agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) avait été attaquée. Le butin dépassait deux milliards de francs CFA.
À l’époque, Béatrice Sanon était officier de police. Elle a joué un rôle important pour mettre fin à la cavale du suspect. Cet acte a renforcé sa réputation au sein des forces de sécurité. Elle refusait toute compromission. Au fil des années, elle est devenue un modèle de probité dans l’administration publique. En 2022, elle a reçu le Prix de l’intégrité lors de la Journée internationale de lutte contre la corruption.
Dans un message d’hommage, le Contrôleur général d’État a salué sa mémoire. Il a dit d’elle :
« une femme de devoir dont la vie professionnelle fut un témoignage permanent de loyauté, de discipline et d’attachement aux valeurs républicaines ».
Il a aussi ajouté qu’elle laisse à la jeune génération
« l’exemple rare d’un engagement au service de l’État sans compromission ni marchandage des principes ».
La disparition de Béatrice Sanon prive le Burkina Faso d’une référence morale. Elle était une servante dévouée de la République. Elle restera l’une des figures marquantes de l’histoire récente de la Police nationale.






