Le 31 mai, la Journée mondiale sans tabac a été célébrée. Au Burkina Faso, l’association Afrique contre le tabac (ACONTA) a organisé une conférence de presse à Ouagadougou. L’événement s’est déroulé le dimanche 31 mai 2026. L’objectif était d’attirer l’attention sur les dangers du tabac. ACONTA a aussi invité les parents à être plus vigilants. L’industrie du tabac utilise des stratégies pour influencer les jeunes. Ces tactiques encouragent la consommation précoce de nicotine.
Le thème de l’édition 2026 était : « Démasquons les tactiques de séduction : Luttons contre la dépendance à l’égard du tabac et contre l’addiction nicotinique ». Ce thème met en lumière les méthodes marketing sophistiquées des compagnies de tabac. Elles ciblent les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, y compris les enfants. Adama Zango, coordonnateur d’ACONTA, a rappelé que ces pratiques sont interdites au Burkina Faso. La loi n°/AN du 25 novembre 2010 interdit toute publicité directe ou indirecte pour le tabac. Cette interdiction inclut la publicité transfrontalière et la promotion sous toutes ses formes.
Malgré les progrès dans la lutte antitabac, l’inquiétude persiste. Des décrets ont été adoptés pour l’emballage neutre des produits du tabac. Fumer dans les lieux publics clos ou ouverts est interdit. Un système de marquage et de traçabilité des produits du tabac existe. Cependant, de nouveaux produits nicotiniques émergent. Ils sont présentés comme modernes ou moins nocifs. Ces produits sont accompagnés de campagnes publicitaires attrayantes. Ils utilisent des saveurs séduisantes et des emballages colorés. Une forte présence sur les réseaux sociaux est observée. Derrière cette apparence, la dépendance à la nicotine reste un risque sanitaire. La consommation de tabac et de nicotine est une cause évitable de maladies et de décès prématurés dans le monde.
ACONTA et ses partenaires veulent renforcer la synergie d’action. Ils félicitent les forces de l’ordre pour leurs contrôles dans les bars et maquis. Ces contrôles visent à faire respecter l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Les conférenciers encouragent les pouvoirs publics à appliquer les lois antitabac. Ils exhortent les parlementaires à poursuivre leurs efforts pour des politiques protectrices. Adama Zango a salué le travail du réseau des parlementaires burkinabè en santé. Les établissements scolaires et universitaires sont invités à intensifier l’information auprès des jeunes. Les médias doivent continuer leur rôle éducatif. Les organisations de la société civile sont appelées à unir leurs forces pour le plaidoyer.
ACONTA a remis un rapport sur l’indice d’ingérence de l’industrie du tabac. Ce rapport, édition 2025, a été publié le 24 avril 2026. Les responsables des organisations de lutte affirment que l’industrie cherche à affaiblir les politiques antitabac. Elle ruse avec les textes législatifs. Récemment, la Cour d’appel de Ouagadougou a condamné l’industrie du tabac pour violation de la réglementation sur la publicité. La publicité vise à augmenter les ventes et à initier les jeunes au tabagisme. Elle diminue l’envie d’arrêter de fumer et provoque des rechutes. La consommation de tabac cause 3 286 décès par an au Burkina Faso, selon the Tobacco Atlas. Le marketing est la principale voie utilisée par les compagnies pour toucher les consommateurs.






