Au Burkina Faso, la mendicité des enfants reste un problème persistant dans les grandes villes. Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et d’autres centres urbains connaissent ce phénomène. Chaque gouvernement a tenté des solutions différentes. Les équipes d’Apollinaire Kyelem de Tambèla et de Jean Emmanuel Ouédraogo ont montré une volonté de trouver des réponses locales.
Le ministre de la Famille et de la Solidarité, lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, a reçu l’association « Burkind Gouélé » le vendredi 12 juin 2026. Cette audience a permis à la délégation de présenter son travail contre la mendicité des enfants. L’association intègre une réinsertion socio-professionnelle pour ces jeunes.
Selon la direction de la communication du ministère, l’association a été lancée en 2024. Elle a déjà touché plus de 600 enfants à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Satiri. Le président de l’association, Mahamadi Ouangraoua, a déclaré :
Nous avons déjà formé 674 enfants talibés dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Satiri.
L’association propose des formations qualifiantes dans des métiers comme la menuiserie, la maçonnerie et la vitrerie. Ces formations offrent aux enfants des perspectives d’avenir concrètes. Elles les éloignent des dangers et de la précarité de la rue. Certains bénéficiaires ont déjà mis leurs compétences au service de leur communauté. Ils ont participé à des travaux d’intérêt général dans le cadre de l’initiative Faso Mêbo.
La ministre Pélagie Kaboré a félicité et encouragé l’association. Elle a salué l’engagement et les résultats obtenus. Elle a rappelé que la mendicité des enfants est un défi qui concerne tous les acteurs sociaux. Elle a déclaré :
Vous méritez tous nos encouragements pour le travail que vous accomplissez au profit de ces enfants.
Le ministre a également invité l’association à explorer un partenariat formel avec son ministère. L’objectif est de renforcer la synergie des actions pour protéger, éduquer et réinsérer les enfants vulnérables.
Cette audience n’est pas un cas isolé. Le vendredi 7 novembre 2025, le ministre avait rencontré le président de l’Association des maîtres coraniques du Burkina Faso (AMCBF). Lors de ces échanges, l’AMCBF a évoqué les actions menées depuis 2018 pour retirer les élèves des écoles coraniques des rues. Les obstacles rencontrés incluent le manque de concertation initiale, la méfiance entre acteurs et les difficultés économiques des maîtres coraniques.
L’AMCBF a proposé une approche communautaire et inclusive. Elle a soumis un projet d’activités agricoles et d’initiatives communautaires pour offrir des alternatives économiques aux écoles coraniques. L’association s’est dite prête à collaborer étroitement avec le ministère.
En 2018, le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Ilboudo, avait lancé une opération de retrait des femmes et enfants en situation de rue. Une campagne de collecte de fonds avait été organisée. Malgré ces efforts, la mendicité reste un phénomène tenace au Burkina Faso et ailleurs.






