Le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) a organisé une formation pour 25 journalistes. Cette session s’est déroulée du 11 au 12 mai 2026 à Ziniaré. Le but était de renforcer leurs compétences sur le droit d’auteur et les droits voisins. Les participants ont aussi exploré les mécanismes de gestion collective du BBDA. L’objectif visait à améliorer la qualité et la conformité des reportages sur la création artistique.
Le Directeur général du BBDA, Dr Hamed dit Patindéba Patric Lega, a présidé les travaux. Il a rappelé le rôle central des médias dans un contexte numérique. Les modes de création, de diffusion et de consommation évoluent rapidement. Les journalistes sensibilisent le public et promeuvent la culture. Ils protègent aussi les droits des créateurs.
Malgré les actions de sensibilisation du BBDA, des lacunes persistent. La maîtrise des notions fondamentales du droit d’auteur reste fragile. Ces insuffisances peuvent entraîner des traitements médiatiques approximatifs. Le BBDA a donc organisé cette formation via son service de Communication et du Plaidoyer.
« Dans un monde profondément transformé par le numérique, les réseaux sociaux et désormais l’intelligence artificielle, les œuvres circulent plus vite. Elles se consomment autrement. Parfois, elles sont utilisées sans une véritable maîtrise des règles qui encadrent leur exploitation. Dans ce contexte, les médias occupent une place essentielle. Vous êtes non seulement des relais d’information, mais aussi des acteurs de la sensibilisation, de la formation de l’opinion et de la promotion des bonnes pratiques », a déclaré Dr Lega.
Il a ajouté qu’une meilleure compréhension du droit d’auteur améliorera la qualité des reportages culturels. Cela renforcera la sensibilisation du public. Cela favorisera aussi le respect des droits des créateurs. La formation visait également à accroître la visibilité du BBDA et à améliorer la couverture médiatique des questions de droit d’auteur.
La formation comportait quatre modules. Le DG a animé une communication sur la politique de promotion culturelle et d’œuvres sociales. Cette politique accompagne les projets des artistes et auteurs. Le deuxième jour, la Secrétaire générale du BBDA, Chantal Kaboré, a parlé de la gestion collective des droits d’auteurs.
« Le musicien crée le texte de sa musique et la mélodie qui l’accompagne. Il peut aussi chanter, s’il le souhaite, ou demander à quelqu’un d’autre de le faire. Lui, il a le droit d’auteur. Celui qui chante, lui, a le droit voisin », a-t-elle expliqué.
Le BBDA a aussi abordé les défis liés à l’intelligence artificielle. Des mécanismes sont explorés avec le ministère de la Transition digitale pour contrer les créations artificielles. Assatou Traoré, journaliste à Ouaga FM, a salué les connaissances acquises.
« Durant ces deux jours de formation avec le BBDA, nous avons été outillés sur différents modules. Pour ma part, cela m’a permis de mieux connaître le fonctionnement du BBDA et ses missions. J’ai aussi compris comment se font la collecte, la gestion et la répartition des droits. J’ai également appris que les fonds mis à disposition des projets sont des fonds acquis au sein même du BBDA. Tout cela, je ne le savais pas. En tout cas, j’ai appris beaucoup de choses, notamment les difficultés auxquelles le BBDA est confronté », a-t-elle exprimé.
Dr Lega a annoncé que le prochain paiement des droits d’auteur, en mai 2026, se fera par virement bancaire pour toute somme égale ou supérieure à 500 000 FCFA. Les artistes et ayants droit doivent se conformer à cette décision. Une autre session de formation se tiendra à Koudougou.






