Le 21 mai 2026, une conférence publique s’est tenue à la maison de la culture de Bobo-Dioulasso. Cet événement a été organisé par le Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV). Il s’inscrivait dans le cadre de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement. Des docteurs ont animé les échanges devant un public d’étudiants.
Le thème retenu était « Diversité culturelle gage d’un développement harmonieux ». Selon Wendlassida Herman Pouya, délégué général de CERAV/Afrique, cette rencontre visait à promouvoir la diversité culturelle. Elle devait aussi permettre de réfléchir à la contribution des cultures au dialogue. L’objectif était de renforcer la compréhension mutuelle pour établir un environnement de paix favorable au développement.
Trois communications étaient au programme. La première portait sur le dialogue interculturel comme pilier de la cohésion entre les peuples. La deuxième traitait de la diversité culturelle comme socle de l’économie créative. La troisième abordait la diversité culturelle et la coopération, avec des stratégies pour un enrichissement mutuel des nations. Chaque exposé a été suivi d’échanges avec les participants.
Wendlassida Herman Pouya a rappelé que cette journée a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies. Cela a eu lieu après l’adoption de la déclaration universelle sur la diversité culturelle le 2 novembre 2001 à l’UNESCO. Cette déclaration reconnaît la nécessité de valoriser le potentiel de la culture pour atteindre la prospérité, le développement durable et la coexistence pacifique mondiale.
« L’institution de cette journée du 21 mai vise essentiellement à sensibiliser sur l’importance du dialogue interculturel pour la paix et la stabilité mondiale », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’elle vise à promouvoir la diversité culturelle comme un levier du développement durable. Elle encourage aussi les États, les organisations et les citoyens à mettre en place des actions concrètes. Ces actions doivent favoriser la compréhension mutuelle et la coexistence harmonieuse. Enfin, elle soutient des politiques qui valorisent les expressions culturelles et protègent les droits des minorités culturelles.
Le délégué général a souhaité que chaque participant reparte enrichi des valeurs de la Déclaration universelle de la diversité culturelle. Le Dr Boubacar Sambaré, communicateur lors de la conférence, a expliqué le contenu de son intervention. Il a parlé du dialogue interculturel comme pilier de la cohésion sociale. Il a pris l’exemple du Burkina Faso, où une soixantaine d’ethnies coexistent.
« Il s’agit pour moi, à travers cette communication, de montrer d’abord de façon générale à quoi renvoie la notion de dialogue interculturel », a-t-il précisé.
Il s’est appuyé sur des exemples et des outils indiqués par l’UNESCO pour rendre ce mécanisme efficace. Il a mentionné des mécanismes séculaires qui existaient avant la colonisation. Ces mécanismes ont survécu à la colonisation et restent importants aujourd’hui. Ils peuvent aider à faire face aux attaques terroristes et à l’extrémisme violent au Burkina Faso. Le Dr Sambaré estime que leur usage peut créer un climat apaisé et favoriser le vivre-ensemble.






