Le tribunal de première instance de Bobo-Dioulasso a rendu son jugement le 19 juin 2026. Trois étudiants ont été reconnus coupables de faux et usage de faux. Cette affaire concerne la contrefaçon de cartes d’abonnement de la SOTRACO. La SOTRACO est la société de transport en commun de Ouagadougou. L’information a été diffusée par le média Ouest-Info.
Les trois accusés ont admis les faits devant le tribunal. Ils ont expliqué leur geste par des difficultés financières. Ils ne pouvaient plus renouveler leurs abonnements de transport. Une quatrième étudiante, impliquée dans le dossier, a été relaxée. Le tribunal a estimé qu’aucune preuve ne montrait sa connaissance de la fraude.
Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Les trois étudiants ont été déclarés coupables. Ils ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement. Cette peine comprend un an ferme. Une amende d’un million de francs CFA a aussi été prononcée. Cette amende est assortie d’un sursis. Les téléphones portables saisis lors de l’enquête ont été confisqués. Ils sont désormais acquis au Trésor public.
Les faits ont été détaillés durant l’audience. Les prévenus utilisaient des outils d’intelligence artificielle. Ils employaient aussi des techniques de traitement d’images. Leur but était de modifier les dates de validité des cartes. Ces cartes étaient des abonnements mensuels arrivés à expiration. Ils numérisaient d’abord des cartes authentiques. Ensuite, ils modifiaient les informations. Enfin, ils imprimaient les documents falsifiés. Ces faux titres leur permettaient d’accéder aux services de transport.
La fraude a été découverte lors de contrôles. Les agents de la SOTRACO ont effectué ces vérifications. Les cartes falsifiées semblaient conformes aux originales. Mais des examens approfondis ont révélé des anomalies. Ces anomalies ont prouvé le caractère frauduleux des documents.
Le parquet a soutenu que les infractions étaient constituées. Il a insisté sur le préjudice subi par la société de transport. Selon les estimations présentées à l’audience, les pertes financières dépassent 1,6 million de francs CFA.






