Bobo-Dioulasso : le vice-PDS appelle à perpétuer le nouvel an traditionnel

Le samedi 4 juillet 2026, la célébration du nouvel an traditionnel bobo-mandarê s’est achevée à Bobo-Dioulasso. Le premier vice-président de la délégation spéciale, Moussa Sanou, a présidé la cérémonie dans le quartier fondateur de Sya. Il représentait le président de la délégation spéciale, Laurent Kontogom.

Cet événement marque le Djombèlè, le nouvel an du peuple bobo-mandarê. Selon le calendrier africain, l’année a débuté la nuit du 24 au 25 juin 2026. La cérémonie de clôture s’est tenue sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Moussa Sanou a invité les ressortissants de Bobo-Dioulasso à revenir chaque année pour célébrer le Djombèlè avec leurs familles. Il a rendu hommage aux anciens, aux mères et aux griots. Leur rôle dans la transmission des savoirs et des valeurs du peuple bobo-mandarê est fondamental.

« Aucun pays ne peut véritablement prospérer sans sa culture », a déclaré le vice-président.

Il a ajouté que les coutumes et les traditions participent au développement du pays. Au nom du président de la délégation spéciale, il a promis un engagement accru de l’administration communale pour les prochaines éditions. Il considère cet événement comme important pour la ville.

La porte-parole des femmes bobo-mandarê, Ève Sanon, a expliqué que le Djombèlè se déroule chaque année à Bobo-Dioulasso, principalement à Dioulassobâ. Cette célébration honore la mémoire des personnes décédées durant l’année écoulée. Elle permet aussi des retrouvailles familiales, rassemblant les fils et filles de la ville vivant au Burkina ou à l’étranger.

Le matin de la fête, les familles abattent un bœuf en hommage aux défunts. Ensuite, elles partagent un repas collectif dans un même plat. Ce geste symbolise la fraternité et la cohésion sociale.

La nuit, les jeunes animent un carnaval traditionnel. Par des chants, ils dénoncent des comportements contraires aux valeurs sociales, comme le vol, le mensonge ou l’adultère. Ces chants se poursuivent jusqu’à l’aube, moment où le carnaval s’achève. Au lever du jour, qui marque le début de la nouvelle année, les chants ne doivent plus susciter de rancune. Cette règle repose sur le pardon et la réconciliation.

Les festivités durent une semaine. Les jeunes filles, parées de leurs plus beaux vêtements, animent des lieux emblématiques de la ville, comme le gouvernorat, la mairie et les services administratifs.

En conclusion, Ève Sanon a formulé des prières pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso. Elle a souhaité longévité et santé au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Elle a aussi invoqué la protection divine sur le pays, les forces combattantes et tous ceux qui œuvrent pour son développement.

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