Bobo-Dioulasso : la santé humaine, animale et environnementale unie

La 23ᵉ édition des Journées des sciences de la santé de Bobo-Dioulasso a débuté le 4 mai 2026. La cérémonie s’est tenue au Centre Muraz, dans la ville de Bobo-Dioulasso. Cette rencontre scientifique se déroule jusqu’au 7 mai 2026. Elle réunit des chercheurs, des praticiens et des décideurs du Burkina Faso et d’ailleurs. L’objectif est d’améliorer les pratiques et les politiques de santé.

Ces journées sont organisées par l’Association pour les sciences de la santé du Burkina Faso (ASSB). Elles existent depuis 1992. Depuis 2002, elles ont lieu tous les deux ans. Le nombre de participants ne cesse d’augmenter. Pour cette édition, environ 390 résumés ont été reçus. Ils sont répartis en 24 sessions de communications orales et en trois sessions de posters.

Le thème central de cette édition est « One Health et maladies émergentes ». Cette approche intègre la santé humaine, animale et environnementale. Le professeur Issaka Sombié, secrétaire général de l’ASSB, a expliqué l’importance de ce thème. Il a rappelé que les maladies émergentes, comme la dengue ou la rage, sont souvent d’origine zoonotique. Leur gestion nécessite une collaboration entre plusieurs secteurs.

Les facteurs de ces maladies sont nombreux. Ils incluent les changements climatiques, l’urbanisation et la mondialisation. Le professeur Sombié a déclaré :

« Les JSSB sont devenues une institution, un forum du donner et du recevoir entre les acteurs de la santé. »

Il a aussi souligné le caractère inclusif de ces journées. Tous les professionnels, du simple infirmier aux spécialistes, peuvent y dialoguer.

Le Dr Seydou Baro, directeur général de l’Institut national de santé publique, a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a insisté sur la nécessité de formuler des recommandations concrètes. Il a déclaré :

« Nous attendons que ces journées ne soient pas seulement une tribune de présentation de résultats, mais aussi un espace de formulation de recommandations concrètes pour améliorer les politiques publiques. »

Le Dr Mady Sawadogo, directeur de la santé animale, a salué cette approche. Il a souligné l’importance de la collaboration entre les secteurs. Les maladies zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens et la sécurité sanitaire des aliments sont des préoccupations communes. Le secteur de la santé animale est souvent en première ligne.

Des bourses de participation sont attribuées pour encourager les jeunes chercheurs. Cette année, 45 bourses ont été octroyées grâce à des partenaires comme Jhpiego et l’ANRS. Ces journées attirent des participants de toute l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi que d’Europe et du Canada.

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