La commune de Bobo-Dioulasso a organisé sa première journée de redevabilité de l’année. Cette rencontre s’est tenue le mardi 30 juin 2026. Elle respecte les règles du nouveau Code général des collectivités territoriales. Le président de la délégation spéciale, Laurent Kontogom, a présenté le bilan. Ce bilan couvre la période du 1er janvier 2025 au 30 juin 2026. Les habitants ont pu discuter des acquis et des faiblesses. Les perspectives de développement de la cité de Sya ont aussi été abordées.
La réunion a rassemblé des représentants variés. Étaient présentes les autorités administratives et coutumières. Les forces de défense et de sécurité ont participé. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) étaient là. Des organisations de la société civile ont pris part aux échanges. Des associations de femmes et de jeunes ont assisté à l’événement. Des partenaires techniques et financiers ont aussi été invités. De nombreux habitants de la commune ont fait le déplacement.
Laurent Kontogom a ouvert les travaux en remerciant les participants. Il a vu dans cette mobilisation un signe d’intérêt pour la bonne gouvernance. Avant d’entrer dans le vif du sujet, il a rendu hommage aux forces combattantes. Il a estimé que leur sacrifice permettait la tenue de cet exercice démocratique.
Le président de la délégation spéciale a rappelé le cadre légal. La journée de redevabilité est désormais une obligation. Les articles 9 et 11 du nouveau Code imposent deux séances annuelles. Ces séances informent les citoyens sur la gestion des ressources publiques.
« Gérer la chose publique implique nécessairement une obligation de transparence et de reddition des comptes », a expliqué Laurent Kontogom.
Il a ajouté que les responsables communaux administrent des biens appartenant aux citoyens. Rendre compte régulièrement est donc normal. La redevabilité améliore la gouvernance locale. Elle permet aux populations d’évaluer le travail accompli. Elle offre une occasion de critiques constructives. Elle favorise la recherche de solutions adaptées aux défis de développement.
Le bilan présenté portait sur les actions de janvier 2025 à juin 2026. Laurent Kontogom s’est félicité de l’évolution financière de la commune.
« Les données statistiques montrent que les choses évoluent relativement bien et positivement », a-t-il indiqué.
Cette amélioration vient d’une gestion rigoureuse des ressources. Elle repose aussi sur une concertation permanente avec les acteurs locaux. La recherche de partenariats a également contribué à ce résultat. Le PDS a toutefois reconnu que des arbitrages ont été nécessaires. Les ressources ont été orientées vers les priorités les plus urgentes.
Malgré ces résultats, des défis importants persistent. L’assainissement de la ville reste une préoccupation. Le développement des infrastructures marchandes est essentiel. Ces équipements favoriseraient l’auto-emploi des jeunes. La promotion du secteur informel est aussi un enjeu. Le renforcement du civisme fiscal a été jugé nécessaire. Cela permettrait d’accroître les ressources propres de la commune. Les infrastructures routières, surtout dans les villages rattachés, posent problème. Leur dégradation complique la circulation et exige des investissements lourds.
Un autre sujet sensible a été abordé : la disponibilité d’espaces pour les cimetières. Laurent Kontogom a insisté sur l’importance d’anticiper cette question.
« Nous devons dès aujourd’hui trouver des solutions pour que dans vingt-cinq à cinquante ans les populations ne soient pas confrontées à un manque d’espaces pour inhumer leurs défunts », a-t-il souligné.
Le président de la délégation spéciale a présenté les grandes orientations du Plan de développement communal. Sa vision est de faire de Bobo-Dioulasso une ville moderne et humaine. Il souhaite des infrastructures économiques performantes. Ces équipements créeraient des emplois et dynamiseraient l’économie. La vocation culturelle et sportive de la ville serait renforcée. L’identité de carrefour économique et de brassage serait consolidée.
« Bobo-Dioulasso doit être une ville modèle, un véritable Burkina Faso en miniature, tant sur le plan économique que social », a-t-il laissé entendre.
Parmi les perspectives, la création prochaine d’une télévision a été annoncée.






