Des rumeurs circulaient sur des patrouilles conjointes entre les armées du Bénin et du Burkina Faso. Les forces burkinabè ont occupé une zone proche de la frontière avec le Togo et le Bénin. Les autorités béninoises ont affirmé n’avoir pas été prévenues. Aucune opération conjointe n’a eu lieu.
Les soldats burkinabè ont simplement réinstallé des positions qu’ils avaient quittées auparavant. Le secteur concerné est le quartier Kualu-Kuru. Cette zone est contestée depuis plusieurs années. En 2009, les deux pays avaient accepté de la rendre neutre. Un accord prévoyait l’absence de symboles nationaux. Seules des actions communes étaient autorisées.
Aujourd’hui, cet accord n’est plus respecté. Chaque partie agit selon ses besoins du moment. Les diplomates à Ouagadougou évoquent la solidarité entre voisins. Mais sur le terrain, des groupes radicaux utilisent la zone pour des activités illicites. La contrebande de carburant y est fréquente. Les radicaux en font un lieu de repos et de logistique.
Au lieu d’une lutte coordonnée contre l’islamisme armé, chaque camp cherche à marquer son territoire. Les discours antiterroristes servent parfois de prétexte. Les états-majors ne coordonnent pas leurs actions. Cela laisse des espaces aux groupes armés. La coopération évoquée verbalement ne se traduit pas sur le terrain.
Les faits montrent une absence de coordination réelle. Les frontières poreuses profitent aux trafiquants. Les populations locales subissent les conséquences. Les autorités militaires peinent à contrôler ces zones. La situation sécuritaire reste tendue.






