Le mois du patrimoine burkinabè se déroule actuellement. Le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) a organisé une conférence publique. L’événement a eu lieu le lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou. Le thème retenu était : « Révolution progressiste populaire et souveraineté culturelle : rôle et responsabilité des créateurs d’œuvres de l’esprit. » Le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Gilbert Ouédraogo, était représenté par son chargé de mission, Michel Saba. Des panels, des dégustations de plats locaux et des activités sportives ont ponctué cette journée.
Michel Saba a porté la parole du ministre. Il a déclaré que le patrimoine culturel national n’est pas un simple ensemble de vestiges. C’est une richesse vivante, une expression de l’identité et des valeurs du pays. C’est aussi un moyen de développement durable. Le mois du patrimoine culturel avait été lancé le 17 avril 2026 à Ouahigouya.
Selon le ministre, la lutte du Burkina Faso contre l’impérialisme nécessite un retour à la culture. La culture est le fondement de toute société. Elle est un facteur de cohésion sociale et une arme de refus de la domination. Elle est un instrument de souveraineté. C’est pourquoi le thème de la conférence a été choisi.
« La culture apparaît plus que jamais comme un levier stratégique », a déclaré Gilbert Ouédraogo par la voix de Michel Saba.
Les créateurs d’œuvres de l’esprit sont ceux qui portent la culture. Ils l’expriment et la font vivre. Le ministre a rappelé que créer aujourd’hui ne consiste pas seulement à produire des œuvres. C’est aussi s’engager, éclairer, transmettre et parfois résister. Les créateurs ont le pouvoir de façonner les imaginaires et de porter des messages forts. Ils contribuent à l’édification d’une société consciente de ses valeurs.
Dr Hamed Lega a donné la communication inaugurale. Il a souligné qu’il faut puiser en soi-même l’essentiel pour bâtir le pays. Me Bénéwendé Sankara a ensuite pris la parole. Il a rappelé que la culture fonde toute société. Il s’est appuyé sur le manifeste de la Révolution, qui présente la culture comme socle de la société. Selon lui, l’acteur culturel est le reflet de la société. Il doit porter les valeurs qu’elle défend. À travers lui, toute une nation vit. Me Sankara a également évoqué la responsabilité sociale et pénale de l’acteur. Il peut être poursuivi s’il offense la loi. Il a exhorté le BBDA à protéger les intérêts des acteurs, car à travers eux vivent des millions de Burkinabè.






