Bankui : santé et art pour la scolarisation des filles

Une caravane de presse a parcouru Dédougou le 20 avril 2026. Elle a visité plusieurs lieux publics. Le but était la scolarisation des jeunes filles. Des sessions de plaidoyer ont eu lieu. Des soins cliniques ont été dispensés. Des rencontres avec des élèves ont été organisées. Un théâtre forum a aussi été présenté. Ces actions visent la région de Bankui. La scolarisation des filles y reste faible.

Une élève a failli abandonner ses études. Une grossesse en était la cause. Elle accumulait les absences scolaires. Des tensions familiales aggravaient sa situation. Le directeur des études s’en souvient.

À un moment donné, elle a voulu décrocher

Un accompagnement constant l’a aidée. La sœur directrice a écouté ses problèmes. Le professeur principal a donné des conseils. Elle a finalement poursuivi sa scolarité. Elle a échoué au baccalauréat cette année-là. Elle l’a obtenu l’année suivante. Le directeur considère cela comme une victoire.

Juliette Koeta a onze ans. Elle est élève en classe de sixième. Elle rêve de devenir médecin. Elle a pris la parole devant la caravane. Elle a défendu le droit des filles à l’éducation.

On dit parfois que la fille doit rester à la maison, mais moi je réponds avec conviction que la fille aussi a droit à l’éducation. Car éduquer une fille, c’est éduquer une famille, c’est éclairer un village, c’est bâtir une nation.

Elle a lancé un appel solennel.

Laissez les filles aller à l’école. Car dans chaque fille se cache une lumière, une force, un avenir. Nous sommes les enfants du pays des Hommes intègres. Par l’éducation, nous écrivons l’avenir du Burkina Faso.

Le projet SWEDD+ mène une campagne du 18 au 24 avril 2026. Il agit avec plusieurs partenaires. L’objectif est un changement de comportement. Les communautés doivent s’engager pour les filles. Une session de plaidoyer s’est tenue à la Maison de la femme. L’Union des religieux et coutumiers du Burkina l’a organisée. Mariam Bonkoungou a animé les discussions. Elle est chef de service pour l’éducation des filles. Raoul Sanon dirige l’enseignement secondaire dans la région. Les chiffres présentés sont clairs. Cent filles sont inscrites au primaire. Quarante-six seulement atteignent le post-primaire. Trente-quatre arrivent en classe de troisième. Seulement quinze parviennent en terminale.

Plusieurs freins ont été identifiés. Les mariages précoces posent un problème sérieux. Les grossesses non désirées sont aussi un obstacle. Le poids des tâches domestiques est important. Le silence des familles sur la sexualité est un autre facteur. Un sondage a interrogé trois cents familles. Vingt-trois seulement abordent ces sujets. Les autres évoquent de la gêne. Un manque de repères est aussi cité. Une perception négative du sujet existe. Mariam Bonkoungou a rappelé un risque. Ce silence expose les adolescentes. Elles peuvent recevoir de mauvaises informations.

Si les parents ne parlent pas, les enfants iront apprendre ailleurs

Elle appelle à une responsabilité parentale.

Des leaders religieux ont pris des engagements. L’imam Amadou Kagambèga a pris la parole. Il a rappelé un principe de l’islam. La quête du savoir est une obligation. Elle concerne les femmes et les hommes.

Notre religion recommande la quête du savoir pour tous. L’éducation est une obligation pour tout musulman, sans distinction. Cela signifie que femmes et hommes sont appelés à chercher le savoir. On ne peut donc pas éduquer uniquement les garçons et laisser les filles de côté.

Il s’engage à lutter pour la rétention des filles à l’école. Maurice Konkobo représente la communauté catholique. Il est membre d’un observatoire social. Il abonde dans le même sens. Un dialogue franc avec les enfants est essentiel. Il faut aider les filles à surmonter les obstacles. Il promet d’intensifier les efforts.

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