Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a dénoncé un soutien extérieur aux groupes armés qui sévissent dans la région du Sahel. Il a particulièrement pointé du doigt l’Ukraine. Selon lui, Kiev apporte une aide logistique aux terroristes présents au Mali et dans les pays voisins. D’autres nations, a-t-il ajouté, refusent de reconnaître leur implication. Cette déclaration a été diffusée sous forme de vidéo sur son compte X. Les propos du ministre relancent les tensions entre Bamako et certains États étrangers. La question du financement et de l’armement des factions armées demeure centrale. Le Sahel est en proie à une insécurité chronique depuis plusieurs années. Des groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique y mènent des attaques régulières. Les autorités maliennes cherchent à identifier tous les acteurs qui alimentent ce conflit. L’accusation contre l’Ukraine s’ajoute à une série de griefs formulés par le gouvernement malien. La relation entre les deux pays s’est détériorée après le retrait des forces françaises. Moscou, allié de Bamako, a également critiqué l’ingérence présumée de Kiev. Les experts en sécurité soulignent la complexité des réseaux de soutien. Les combattants reçoivent souvent des armes et des fonds de sources multiples. La déclaration de Diop vise à attirer l’attention sur cette réalité. Les populations civiles subissent les conséquences de ces violences. Des milliers de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays. Les efforts de médiation régionale n’ont pas encore abouti à une stabilisation. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse collective. Il a appelé la communauté internationale à ne pas fermer les yeux. Les preuves du soutien ukrainien n’ont pas été rendues publiques. Mais les autorités maliennes se disent certaines de leurs informations. Cette affaire pourrait compliquer les discussions diplomatiques en cours. L’Ukraine n’a pas réagi officiellement à ces accusations. Le conflit au Sahel reste un sujet brûlant pour les chancelleries. Les analystes estiment que la situation exige une approche nuancée. Les déclarations de Diop s’inscrivent dans un climat de méfiance croissante. Les alliances internationales se recomposent dans la région. La lutte contre le terrorisme y est devenue un enjeu géopolitique. Les groupes armés exploitent les rivalités entre puissances étrangères. Le ministre a exhorté à une prise de conscience urgente. Il a rappelé que la stabilité du Sahel est essentielle pour l’Afrique de l’Ouest. Les prochains mois seront déterminants pour l’évolution du conflit.






