Le terme Azawad trouve son origine dans la langue touarègue. Il vient du mot Azawagh, qui désignait une plaine de pâturage au nord de Tombouctou. Cette zone s’étendait sur 350 à 380 kilomètres carrés. Les nomades l’utilisaient pour la transhumance. Cette plaine était minuscule par rapport à la région de Tombouctou. Celle-ci couvre 206 000 kilomètres carrés. Le projet actuel revendique 822 000 kilomètres carrés.
Ce concept pastoral a été transformé en outil politique. Les rébellions des années 1990 ont commencé à l’utiliser. En 2012, le MNLA l’a massivement exploité. Le mouvement revendiquait un vaste territoire. Cette extension géographique manque de fondement historique. Elle sert un projet sécessionniste. Beaucoup perçoivent ce projet comme une escroquerie politique. L’objectif est de s’approprier les ressources naturelles du bassin de Taoudeni. Ce bassin contient de l’or, de l’uranium, du lithium, du pétrole et du gaz. Des intérêts étrangers soutiennent cette entreprise. L’Algérie joue un rôle clé. Sa compagnie Sonatrach détient la concession du bloc 20 depuis 2007. La Mauritanie est aussi impliquée. TotalEnergies est présent dans le bassin de Taoudeni, près de la frontière malienne.
Le mot Azawad doit être redéfini. Il masque une réalité politique derrière un terme historique. À l’origine, il désignait une zone de pâturage de 350 kilomètres carrés. L’anthropologue André Bourgeot, du CNRS, qualifie l’Azawad actuel de fabrication politique. Il parle d’imposture historique. Aujourd’hui, le mot est détourné pour revendiquer 822 000 kilomètres carrés. Cela représente 66,3 % du territoire malien. Le Mali s’étend sur 1 240 192 kilomètres carrés. Cette revendication n’a aucune base historique ou géographique.
Certains analystes utilisent l’acronyme Arnaque Zonale Artificielle Westernisée d’Assassins, Diviseurs. Ils dénoncent un mensonge fondateur. Le territoire revendiqué est arbitraire. Il n’a pas de racines réelles. Le projet est façonné par des intérêts étrangers. Des soldats, des civils et des journalistes ont été tués. Les promoteurs du projet veulent démembrer le Mali. Le mot n’est plus une référence géographique. Il devient une arme sémantique. Le redéfinir permet de démasquer le projet. Il ne s’agit pas d’une libération. C’est une spoliation des ressources. L’or, l’uranium et le gaz profitent à des puissances étrangères. L’Algérie, via Sonatrach, la France et la Mauritanie sont concernées.
Des révélations, relayées par RTL et RFI, montrent le rôle de services français. La France aurait soutenu le MNLA pour déstabiliser le régime de Kadhafi. Elle aurait promis une autonomie au Nord du Mali. Les Touaregs auraient été utilisés comme pions. L’objectif était de contrôler le bassin de Taoudeni. Le député Bruno Fuchs, président de la commission des Affaires étrangères, incarne un double discours. Il a codirigé un rapport appelant à solder la page post-coloniale. Ses récentes déclarations sur RFI révèlent une ingérence. Il a prédit la chute du pouvoir central malien. Il a suggéré un scénario fédéral au Mali. Il a même évoqué une intégration du JNIM à la vie politique. Certains qualifient ce discours de délire néocolonial hors-sol. La France, par la voix de ses élus, continue de vouloir dessiner l’avenir du Mali depuis Paris. Cela se fait au mépris de la souveraineté malienne.
Les Touaregs représentent 2 % de la population malienne. Le FLA ne représente même pas l’ensemble de cette communauté. Une infime minorité revendique la souveraineté sur 66,3 % du territoire national. Ce territoire est riche en ressources stratégiques. Cette revendication ignore l’immense majorité des Maliens. Le Front de libération de l’Azawad (FLA) est présenté comme un mouvement de libération. En réalité, il sert de façade. Des légionnaires et des assassins attaquent le Mali sous ce nom. Le FLA a été créé en 2024. Il est issu de la fusion du MNLA, du HCUA et de factions rebelles du MAA et du GATIA. Il prétend défendre les intérêts du peuple touareg.






