Le Tribunal de grande instance de Orodara a organisé une audience foraine criminelle à N’Dorola le 3 juillet 2026. Cette séance s’est tenue dans la salle des fêtes de la mairie. L’objectif était de rapprocher la justice des citoyens et de faciliter leur accès aux services judiciaires.
Six dossiers criminels ont été examinés lors de cette audience. Les affaires concernaient des coups mortels, une destruction de biens par incendie aggravé, une tentative d’infanticide, un assassinat et une tentative d’assassinat, ainsi qu’un enlèvement avec séquestration et coups et blessures volontaires.
Le ministère public a demandé la constatation de la prescription de l’action publique dans certaines affaires de coups mortels et de coups et blessures volontaires. Dans le dossier de tentative d’infanticide, l’accusé T.S. a reçu une condamnation à cinq ans d’emprisonnement avec sursis. Pour l’affaire de destruction de biens privés par incendie aggravé, la partie civile a demandé l’abandon des poursuites. Le tribunal a mis cette affaire en délibéré pour le 30 juillet 2026 à Orodara.
Dans le dossier d’enlèvement, de séquestration et de coups et blessures volontaires, le ministère public a requis pour certains accusés une peine de quinze ans d’emprisonnement dont trois ans ferme. Une amende de cinq millions de francs CFA dont trois millions ferme a aussi été demandée. Pour d’autres accusés, le ministère a requis quinze ans d’emprisonnement avec sursis. La partie civile a sollicité le paiement de huit millions cinq cent mille francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Le substitut du procureur du Faso, Rabemkanewendé Risse Zoundi, a expliqué que cette audience foraine visait à rendre la justice plus accessible. Il a déclaré :
Le ressort du Tribunal de grande instance de Orodara couvre un vaste territoire et certaines localités, comme N’Dorola, sont éloignées de plus d’une centaine de kilomètres du siège du tribunal. À travers ces audiences foraines, nous rapprochons l’institution judiciaire des citoyens afin de leur permettre de mieux connaître leurs droits et de bénéficier plus aisément des services de la justice.
Le substitut a aussi invité les populations à respecter les lois et règlements en vigueur. Il les a exhortées à privilégier les voies légales pour régler leurs différends. Il a ajouté :
La justice est un instrument de paix sociale. Chaque citoyen a le devoir de respecter les textes en vigueur et de s’abstenir de se rendre justice lui-même. C’est dans le respect de la loi, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble que nous pourrons bâtir un Burkina Faso stable et prospère.
Cette audience foraine a permis de traiter des affaires graves tout en renforçant le lien entre la justice et les habitants de N’Dorola.






