Deux groupes jihadistes rivaux ont revendiqué des attaques meurtrières contre l’armée nigérienne. L’État islamique au Sahel et le JNIM, branche d’Al-Qaida, ont multiplié les opérations dans plusieurs zones. Les combattants de l’EI ont tendu des embuscades près d’Ayoru et Abala. Ces attaques ont tué au moins dix soldats nigériens. Les assaillants ont aussi saisi trois véhicules militaires.
Le JNIM a mené des frappes plus importantes. Après le massacre de Garmois, qui avait fait plus de soixante morts, les djihadistes ont attaqué de nouveau. Ils ont bombardé une base militaire à Garmois avec des mortiers. Ils ont aussi pris d’assaut la caserne de Kirtachi. Les combattants disent avoir tué des dizaines de soldats. Ils affirment avoir capturé sept prisonniers. Des véhicules blindés ont été détruits. De grandes quantités de munitions ont été saisies.
Les frappes principales du JNIM cette semaine se situent sur l’axe Dori-Tera-Gotei. Cette zone frontalière entre le Burkina Faso et le Niger est un enjeu historique. Elle a longtemps servi de limite tacite entre les zones d’influence. L’EI contrôlait le nord, Al-Qaida le sud. Le JNIM semble vouloir profiter de ses forces concentrées dans l’est et le nord du Mali. Ces troupes mènent des raids dans les pays voisins. Tant que les autorités n’agissent pas à la frontière malienne, ces attaques continuent plus au sud.






