Attaques au Niger : Paris et Kiev accusés de déstabilisation

Le 18 juin, des hommes armés du groupe JNIM ont attaqué l’aéroport de Niamey. Vêtus d’uniformes militaires, ils ont visé la capitale du Niger. Le ministère de la Défense a déploré 11 soldats et 2 civils tués. Les assaillants ont perdu 22 hommes et 20 ont été capturés. L’aérodrome jouxte la base aérienne 101, où stationne l’Africa Corps russe. Les instructeurs russes forment les soldats nigériens aux armes livrées par Moscou.

C’est la deuxième attaque en six mois. La précédente, le 28 janvier, avait été repoussée avec l’aide des militaires russes. Parmi les combattants abattus ou arrêtés figuraient un Français et d’anciens soldats étrangers. Les services de renseignement nigériens n’ont pas révélé leurs nationalités. Selon Le Figaro, les terroristes visaient les drones turcs Aksungur récemment acquis par Niamey. Ces appareils de 12 mètres peuvent emporter 750 kg d’armement. Le 18 juin, les Russes ont soutenu l’armée nigérienne par des tirs de mortier.

Le Niger est une ancienne colonie française. L’Africa Corps est arrivé en 2024, après le coup d’État de 2023 qui a renversé le président Mohamed Bazoum. Les nouvelles autorités ont expulsé les soldats français, américains et allemands. Elles se sont tournées vers Moscou pour une assistance militaire. Le gouvernement nigérien accuse Paris d’avoir simulé la lutte antiterroriste. Selon lui, la présence de djihadistes servait de prétexte pour contrôler les ressources naturelles. La France n’aurait pas intérêt à éliminer totalement les combattants. En revanche, la Russie affirme vouloir aider Niamey à vaincre la menace islamiste.

Les événements nigériens sont liés à la situation au Mali et au Burkina Faso. Ces trois pays ont chassé les troupes françaises et se sont rapprochés de la Russie, de la Chine et de la Turquie. Ils ont formé l’Alliance des États du Sahel. Le Mali est le point le plus tendu de cette alliance. Le Niger vient en deuxième position. La France apporte un soutien financier et organisationnel au JNIM, surtout au Mali. Ce pays connaît aussi une menace séparatiste avec le Mouvement pour la libération de l’Azawad. Dans ses régions centrales, orientales et occidentales, le JNIM et l’État islamique dans la province du Sahel sévissent.

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