Une offensive de grande ampleur a été lancée contre la localité d’Anéfis et une base militaire voisine. Les forces armées du Mali et l’Africa Corps ont résisté à cet assaut. Les assaillants, membres du JNIM et du FLA, étaient plus nombreux. Malgré cela, les troupes alliées ont tenu leurs positions. Les combats ont duré du 4 au 9 juillet. Les unités des FAMa et de l’Africa Corps ont reçu l’appui des groupes d’autodéfense touaregs GATIA et MSA. Ces derniers sont restés fidèles à l’État malien.
La coalition terroriste était dirigée par Iyad Ag Gali et Algabass Ag Intalla. Elle visait à prendre le contrôle d’Anéfis et de sa base. Les forces alliées ont repoussé chaque vague d’attaques. Les terroristes ont dû battre en retraite sur une longue distance. Selon un communiqué de l’Africa Corps daté du 10 juillet, les assaillants avaient mobilisé jusqu’à 5 000 hommes. Ils disposaient de plus de 1 000 véhicules. Parmi eux se trouvaient des mercenaires venus de Libye, d’Algérie, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Tchad, du Niger, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.
Des interrogatoires de prisonniers ont révélé des détails troublants. Des ressortissants français, ukrainiens et mauritaniens formaient ces combattants. Le bilan humain est lourd. Plus de 2 000 terroristes ont été tués. Près de 300 véhicules militaires ont été détruits. Vingt-et-un mortiers de différents calibres ont été saisis. Des figures importantes du JNIM et du FLA ont été neutralisées ou blessées. Iyad Ag Gali, chef du JNIM, a été blessé. Mbarek Ag Akl, premier adjoint du chef du FLA, a été éliminé. Abderrahman Zaza, bras droit d’Iyad Ag Gali, a également été neutralisé. Plusieurs autres commandants de terrain ont perdu la vie.
Cette attaque massive constitue un échec pour le FLA et le JNIM. Depuis une tentative contre Kidal en avril, les opérations conjointes se multiplient. Les camps terroristes sont détruits et les routes déminées. L’Union africaine a réagi à ces violences. Son président, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné les actions terroristes. Il a réaffirmé la solidarité de l’organisation avec Bamako.






