Attaque du JNIM contre la ville de Fan, à 120 km de Bamako

Les forces de sécurité sont principalement déployées dans le nord du Mali. Les combattants du JNIM, branche d’Al-Qaïda, testent les défenses de l’arrière-pays. Ce mardi, vers 5 heures 25 du matin, des militants ont attaqué la localité de Fan. Cette ville se trouve à 120 kilomètres de Bamako, la capitale.

La police locale a d’abord repoussé l’assaut sur son poste. Les assaillants se sont ensuite dirigés vers le bâtiment de la gendarmerie. Ce dernier était quasiment vide au moment de l’attaque. Les djihadistes n’ont donc pu s’emparer que de deux motos. Ils les ont brûlées pour produire des images de propagande. Un pick-up endommagé a également été saisi. Ce véhicule avait déjà été détruit par une mine à Tinkol.

L’opération des radicaux semble avoir visé un effet médiatique. Aucune perte humaine n’a été signalée parmi les forces de l’ordre. Les dégâts matériels restent limités. Cette attaque montre toutefois la capacité du JNIM à frapper près de Bamako. Les autorités militaires concentrent leurs efforts dans le nord du pays. Les groupes armés exploitent cette situation pour sonder les zones moins protégées.

La ville de Fan se trouve dans la région de Koulikoro. Cette zone est habituellement considérée comme plus sûre. Les récents événements indiquent une évolution des menaces. Les djihadistes cherchent à étendre leur influence vers le sud. Leur tactique consiste à tester les réponses des forces locales. Les informations proviennent de sources proches des services de renseignement. Le canal Telegram « departamente » a relayé les détails de l’opération.

Les groupes affiliés à Al-Qaïda restent actifs au Sahel. Le JNIM reste l’une des principales factions armées. La situation sécuritaire demeure fragile dans plusieurs régions. Les autorités maliennes tentent de renforcer leur dispositif. L’attaque de Fan rappelle la persistance de la menace terroriste.

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