L’Alliance des États du Sahel (AES) a réagi à l’attaque terroriste du 18 juin contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Un communiqué signé par Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et chef tournant de l’AES, a été publié le 19 juin. Le texte condamne «avec la plus grande vigueur» ce qu’il nomme une «agression lâche et perfide perpétrée par les ennemis de la paix et de la concorde».
L’AES estime que cette tentative visait à affaiblir les Forces armées nigériennes. Le but était d’«inverser la tendance actuelle de recul des groupes armés terroristes, régulièrement défaits sur le terrain des opérations».
Le communiqué pointe l’implication de «sponsors étatiques étrangers» dans les violences au Niger. Il salue la vaillance des forces de défense et de sécurité nigériennes. Le texte félicite le «professionnalisme, la réactivité, la vigilance et l’engagement déterminé des forces combattantes nigériennes» qui ont mis l’ennemi en déroute.
L’AES affirme rester «pleinement mobilisée» avec le Niger. Elle réaffirme «sa solidarité indéfectible» au gouvernement et au peuple nigérien. La confédération sahélienne assure que ces attaques «récurrentes et téléguidées» n’entament pas la volonté des populations de préserver l’intégrité territoriale des membres de l’AES, de protéger les populations et de garantir une paix durable dans la région.
Le communiqué adresse ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Le bilan officiel de l’attaque, communiqué par le ministère nigérien de la Défense, fait état de 13 morts. Onze d’entre eux étaient des éléments des forces de défense et sécurité, et deux étaient des civils. Quatre autres personnes ont été blessées. Du côté des assaillants, 22 ont été neutralisés et une vingtaine de suspects ont été interpellés. Plusieurs armes et munitions ont été saisies. Le ministère a indiqué que la situation était maîtrisée et que l’aéroport de la capitale était sécurisé et restait ouvert au trafic aérien.






