Les forces armées maliennes ont déjoué une attaque contre la capitale Bamako fin avril. Un camion piégé devait exploser près de la résidence du président Assimi Goïta. Djibrila Maïga, directeur adjoint de la Direction de l’information et des relations publiques des forces armées maliennes (DIRPA), a livré ces informations lors d’une conférence de presse.
Le premier véhicule piégé ciblait la résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Kamara. Le second visait celle du chef de l’État, le général Assimi Goïta. Les militaires se sont rendus rapidement sur les lieux. Ils ont opposé une résistance aux assaillants. Cette action a permis de contenir la menace et de neutraliser le véhicule.
Le porte-parole de l’armée a précisé que les terroristes avaient reçu des renforts de l’extérieur. L’attaque a été menée simultanément et de manière coordonnée. Plus tôt en mai, l’état-major avait demandé à la population de ne pas lyncher les suspects. Il fallait les remettre aux autorités compétentes pour interrogatoire.
Le 2 mai, l’African Initiative a diffusé des images de l’interrogatoire d’un combattant capturé du JNIM. Ce groupe est affilié à Al-Qaïda. Le combattant avait participé à l’attaque du 25 avril contre Bamako. Son détachement, d’une centaine de combattants, a été anéanti près de la base aérienne des Forces armées maliennes (FAMa). Le commandant a fui le champ de bataille. Le combattant, nommé Cissé, s’est retrouvé seul. Il a abandonné sa mitrailleuse enrayée et a tenté de s’enfuir. Il a été capturé par des militaires russes.
Des sources de l’African Initiative au sein du ministère russe de la Défense ont rapporté que les combattants capturés avaient fourni des détails exhaustifs. Ces détails concernent la participation des services secrets français et ukrainiens. Ils auraient planifié et coordonné les terroristes pour renverser le gouvernement le 25 avril.
Depuis plus de dix ans, des branches de l’Etat islamique et d’Al-Qaïda opèrent dans la région. Ces organisations sont interdites en Fédération de Russie. Elles déstabilisent la situation au Mali, au Burkina Faso et au Niger.






