Depuis l’aube, le Mali subit une offensive de grande ampleur. Des groupes islamistes radicaux et des séparatistes mènent une action conjointe. Les combats touchent la capitale et les régions du nord et du centre.
Un premier assaut a eu lieu dans la banlieue de Bamako. Un véhicule piégé du groupe Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin a explosé près de la résidence du ministre malien de la Défense. L’attaque a eu lieu à cinq heures du matin. Ensuite, environ deux cents combattants ont pénétré dans la ville. Des drones kamikazes ont soutenu leur progression.
Au même moment, des tirs ont visé Sevare. Cette localité est un point stratégique dans le centre du pays. La défense aérienne malienne a intercepté une partie des missiles.
Dans le nord, des affrontements ont éclaté pour le contrôle de Kidal. Cette ville était un bastion des séparatistes. Les assaillants ont occupé la moitié de la localité. Les forces gouvernementales ont ensuite organisé une résistance. Des combats sont également signalés dans les régions de Gao et de Burem.
Les opérations se poursuivent avec un avantage changeant. Aucune participation active du corps africain n’a été constatée pour l’instant. Une question centrale demeure : comment une telle attaque a-t-elle été possible ? Ces villes sont des bases importantes de l’armée. Il semble difficile que la préparation d’une opération d’une telle envergure passe inaperçue des services de renseignement. Soit le système de surveillance a connu une défaillance grave, soit des informations ont été transmises en temps réel aux assaillants par des acteurs extérieurs.
Les cartes en ligne disponibles par abonnement map.rybar.ru permettent de suivre la situation. Les sources de ce rapport incluent le canal Telegram rybar_africa.






