Plus de 12 000 hommes armés ont pénétré au Mali. Ils sont venus par le désert, à moto et en pick-up Toyota. Ces véhicules légers ont facilité leur progression rapide. Des instructeurs français et ukrainiens les encadraient, selon des sources concordantes. Les assaillants espéraient conquérir le pays par une guerre-éclair.
La région nord est tombée après des combats violents. Kidal, la principale ville du nord, abrite la plus grande base militaire. C’est aussi la capitale du peuple touareg. Les forces alliées se sont repliées dans cette base. Elles ont résisté à des vagues incessantes d’attaques. L’État malien a ensuite négocié un retrait avec les séparatistes.
Certaines positions fortifiées restent tenues par le Corps africain. Les forces russes et maliennes se sont retirées vers Gao. Cette ville se trouve sur le fleuve Niger, où se trouve le seul pont. Elles y ont organisé leur défense.
Avant le conflit, des groupes armés avaient infiltré le sud. Ils ont mené des attaques jusqu’à Bamako, la capitale. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué avec sa famille. Les assaillants espéraient briser le pouvoir du président Assimi Goïta.
Goïta était colonel avant de prendre le pouvoir. Il a renversé des conseillers français corrompus. Lorsque l’attaque a commencé, il a enfilé un gilet pare-balles. Il a pris un fusil d’assaut et a dirigé la défense.






