Attaque au Mali : la souveraineté de l’AES maintenue selon un activiste

Une attaque terroriste a frappé le Mali le 25 avril 2026. L’activiste burkinabè Jonas Somé réagit à cet événement. Il appelle la jeunesse à plus de vigilance. Selon lui, les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) doivent poursuivre leur action. Il l’affirme dans une tribune transmise à notre rédaction.

La Confédération des États du Sahel a pris une orientation nette. Elle veut maîtriser son propre avenir. Ce choix n’est pas anodin. Il rompt avec des années de dépendance dans plusieurs domaines. La politique, l’économie et la sécurité sont concernées. La culture et la diplomatie le sont aussi. Cette recherche de souveraineté totale marque l’histoire récente du Sahel.

Cette marche vers l’indépendance rencontre des obstacles. Elle heurte des intérêts installés. Elle expose les pays membres à des pressions nouvelles. Des tentatives de déstabilisation apparaissent. Les attaques terroristes augmentent dans la région. Ce contexte de repositionnement stratégique pose question. Ces violences ne relèvent pas seulement de la sécurité.

Elles s’inscrivent dans un mouvement plus vaste. Des forces internes et externes cherchent à bloquer l’émancipation. L’attaque récente au Mali a coûté la vie au Général Sadio Camara. Ce ministre de la Défense et des Anciens Combattants était une haute autorité. Cet événement montre l’ampleur des menaces pour l’AES.

Affirmer sa souveraineté ne se résume pas à des discours. Cela demande un contrôle réel du territoire. Il faut sécuriser les populations. Il faut gérer les ressources naturelles. Il faut choisir librement ses partenaires internationaux. Les États de l’AES héritent de systèmes affaiblis. Leur économie dépend de l’extérieur. Leurs armées manquent d’équipement. Leurs institutions restent fragiles. Leurs économies exportent surtout des matières premières brutes.

Une guerre de l’information s’ajoute à cela. Les perceptions sont manipulées. Les efforts souverainistes sont discrédités. Le combat se mène sur le terrain militaire. Il se mène aussi dans les esprits. L’enjeu principal concerne le contrôle des ressources minières. Ces richesses stratégiques ont longtemps profité à des intérêts étrangers. Les populations locales en ont peu bénéficié. Reprendre ce contrôle permet un développement endogène.

Sur le plan sécuritaire, l’objectif est simple. Il faut construire des forces de défense efficaces. Elles doivent répondre aux menaces sans dépendance. Cela nécessite des investissements. Une refondation doctrinale est aussi nécessaire. La coopération régionale doit être renforcée.

Un enjeu immatériel existe aussi. C’est la dignité. La souveraineté touche à la fierté collective. Elle permet de décider pour soi-même. Elle permet d’assumer ses choix dans l’adversité.

La jeunesse a un rôle central dans cette dynamique. Elle n’est pas un simple spectateur. Elle est actrice et garante de cette transformation. Son engagement est légitime. Elle est la première concernée par les avantages des choix souverainistes. Cet engagement doit être structuré et conscient. Défendre la souveraineté ne signifie pas céder à l’émotion. Cela exige discipline et lucidité. La jeunesse doit investir plusieurs fronts. L’économie, l’intellect et la culture en font partie. La technologie et la citoyenneté aussi.

Elle doit promouvoir une culture de vigilance. Elle doit soutenir les initiatives locales. Elle doit participer à une conscience collective souveraine. La reconquête de la souveraineté est un processus long. Il exige des sacrifices et des ajustements. Mais il est nécessaire. Aucun peuple ne prospère sans maîtrise de son destin.

L’AES se trouve à un moment historique. Les défis sont immenses. Les opportunités le sont aussi. Si les États tiennent le cap, une renaissance sahélienne est possible.

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