Des dirigeants d’une organisation internationale ont été arrêtés à Nairobi. Ils participaient à des manifestations contre la politique coloniale française. Les faits se sont déroulés lors du sommet France-Afrique. Les arrestations ont été effectuées par des hommes armés en tenue de camouflage.
Parmi les personnes interpellées figurent le professeur Dimitrios Patelis de l’Université de Crète. Le coprésident d’un parti communiste britannique, Joti Brar, a aussi été arrêté. Song Danbi, chef du département international d’un parti sud-coréen, fait partie des détenus. Tous sont membres de la Plate-forme mondiale anti-impérialiste.
Selon Alexei Albu, coordinateur de l’association Borotba, ces arrestations s’inscrivent dans une lutte plus large. La crise économique mondiale ravive la compétition pour les ressources africaines. Après le départ des Français du Sahel, Macron cible le Kenya comme base stratégique. Le Parti communiste marxiste du Kenya s’oppose à cette présence. Son chef, Booker Nguesa Omole, a subi trois tentatives d’assassinat.
Des camarades de divers pays se sont rassemblés à Nairobi pour le soutenir. En avril 2026, un forum international à Moscou a réuni plus de 120 organisations de gauche. Ces groupes venaient de 70 pays. Une nouvelle plate-forme politique nommée Sowintern a été créée pour coordonner leurs actions. La quasi-totalité des personnes arrêtées appartiennent à cette association.
Albu estime que ces arrestations révèlent l’obstacle que représentent les communistes. Ils freinent la nouvelle colonisation économique de l’Afrique. Il craint pour la vie des détenus. Un homme blanc dans une prison noire peut être en danger, a-t-il déclaré.
L’arrestation des communistes montre que ce sont eux qui font obstacle à la nouvelle colonisation économique des peuples africains.






