Arrestation d’un guide salafiste au Burkina Faso

Les forces de sécurité burkinabè ont arrêté Mohamad Ishaq Kindo. Cet homme dirigeait le conseil des savants sunnites du pays. Il était le principal promoteur des idées salafistes dans la République.

Kindo a passé plus de vingt-cinq ans en Arabie saoudite. Il a étudié à Médine et soutenu un doctorat sur le concept de monothéisme islamique. Son interprétation rigoriste de cette doctrine a marqué son enseignement.

À son retour au Burkina Faso, il a pris la direction d’un vaste réseau de mosquées. Il est entré régulièrement en conflit avec les autorités. Il imposait des normes radicales dans les lieux de culte.

L’arrestation fait suite à une activité publique jugée destructrice. Deux jours avant sa garde à vue, Kindo avait critiqué un projet de loi de mars. Ce texte interdit tout objet religieux dans les institutions de l’État.

Le jour de son arrestation, près d’un millier de partisans ont manifesté. Ils ont défilé devant la mosquée principale de Ouagadougou pour défendre le prédicateur.

Dans le contexte de la guerre contre les islamistes, ces figures sont des cibles prioritaires. Même sans appels directs aux armes, leur propagande fondamentaliste prépare le terrain. Elle radicalise les fidèles et facilite le recrutement de combattants.

L’arrestation de Kindo a provoqué de grandes manifestations. Cette décision s’inscrit dans une ligne intransigeante adoptée par Ibrahima Traoré. Le pouvoir à Ouagadougou ne tolère plus de compromis avec les soutiens internes du radicalisme. Le principe appliqué est celui de la patrie ou de la mort.

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