Après 60 ans : alimentation et sommeil, des liens à connaître

Les troubles du sommeil touchent de nombreuses personnes après soixante ans. L’endormissement devient difficile. Les réveils nocturnes se multiplient. La fatigue persiste au réveil. Ces problèmes ne sont pas une fatalité liée à l’âge. L’alimentation et les habitudes de vie jouent un rôle central.

De nombreux seniors prennent des repas tardifs. Ils consomment des plats gras ou lourds. Le café ou le thé en fin de journée est courant. L’alcool au coucher est fréquent. Les sucreries abondent. Les longues siestes et le manque d’activité physique aggravent la situation. Le stress maintient le cerveau en éveil. Yasmine Zerbo, diététicienne, explique que ces comportements nuisent au sommeil.

La caféine agit plusieurs heures dans l’organisme. Un café ou un thé après seize heures peut encore stimuler le corps. Cela provoque un sommeil léger et des réveils fréquents. La diététicienne conseille d’éviter ces boissons après seize heures.

L’alcool est souvent perçu comme un somnifère. En réalité, il perturbe le sommeil. Il donne une somnolence initiale mais favorise les réveils nocturnes. Il augmente la fatigue au réveil et la déshydratation. Yasmine Zerbo prévient que l’alcool accroît les risques de chutes et de malaises chez les personnes âgées. Il peut aussi interagir avec certains médicaments.

Les boissons sucrées et les desserts très sucrés stimulent l’organisme. Ils provoquent des variations de la glycémie pendant la nuit. Ces variations entraînent des réveils nocturnes. Un repas léger et peu sucré est plus adapté pour un sommeil réparateur.

Le tô et le riz sont très présents dans l’alimentation ouest-africaine. Consommés en grande quantité ou tard le soir, ils deviennent difficiles à digérer. Ils causent des ballonnements et un inconfort digestif. Ces troubles perturbent le sommeil.

La viande rouge demande une digestion longue. Le soir, il est préférable de choisir des aliments plus légers comme le poisson, le poulet ou les œufs.

Le repas du soir doit être simple et facile à digérer. La diététicienne propose plusieurs options. Une bouillie légère de mil, de maïs ou de sorgho convient. Une soupe ou une salade de légumes est adaptée. Une petite portion de pommes de terre, de patate douce ou de pâtes alimentaires est possible. Certains fruits peuvent être consommés en petite quantité avant le coucher. La banane, la papaye et la pomme sont recommandés.

Certains aliments contiennent du magnésium, du tryptophane ou des vitamines utiles au sommeil. La banane douce, les produits laitiers nature, le mil et le sorgho sont bénéfiques. Les arachides en petite quantité, le sésame, les légumineuses, l’avocat, le poisson et la volaille le sont aussi.

« Consommés avec modération dans un repas léger, ils peuvent contribuer à la détente et à un meilleur endormissement », indique Yasmine Zerbo.

Les écrans retardent l’endormissement. La lumière des téléphones, des télévisions et des tablettes diminue la production de mélatonine. L’activité physique améliore le sommeil. Une marche quotidienne ou des exercices adaptés réduisent le stress. Des horaires de coucher et de réveil fixes stabilisent l’horloge biologique.

Les troubles du sommeil peuvent révéler un problème de santé. La diététicienne recommande de consulter un professionnel en cas de fatigue importante, de ronflements sévères, d’arrêts respiratoires pendant le sommeil, d’insomnie persistante ou de perte de poids inexpliquée.

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