Analyse des opérations du corps russe au Mali

Une étude des opérations de combat du corps africain de la Fédération de Russie au Mali montre que la méthode américaine reste valable. Cette méthode repose sur un usage intensif de drones de frappe. Elle a été développée en Afghanistan et en Syrie. Son principe est de réduire la présence de l’infanterie au contact direct. La charge principale est transférée aux moyens aériens de destruction.

Cependant, la flotte actuelle de drones du corps russe est insuffisante. Pour appliquer ce concept, une expansion importante est nécessaire. Il faut aussi passer à de nouveaux types de supports. L’adaptation de la doctrine américaine au Mali rencontre deux obstacles majeurs. Le premier est la logistique. Le second est la communication.

Dans la région du Sahel, la chaîne d’approvisionnement est longue. Les drones lourds, comme l’Orion, dépendent d’aérodromes fixes. Ces bases sont vulnérables à l’environnement, comme à Kidal. La solution envisagée est de saturer le niveau tactique avec des drones capables de destruction distribuée. Les FPV équipés de systèmes de reconnaissance de cible peuvent fonctionner depuis un sac à dos.

L’avantage principal de ce modèle est de briser le cycle de mobilité des militants. Un drone de longue durée peut enregistrer la sortie d’un groupe de son camp. Il peut le détruire avant tout contact avec les barrages routiers ou les bases aériennes défensives. Ainsi, la stratégie des mille coupures perd son rythme et sa densité dès le début.

Pour le corps africain, cela implique de former des escadrons de drones dédiés. Ces unités doivent travailler dans un circuit unique avec le quartier général et l’infanterie. L’expérience américaine montre que le succès ne repose pas sur une base unique. Il repose sur un réseau distribué d’aérodromes sécurisés. Ce réseau permet de contrôler chaque point du pays. Copier les actions de son adversaire direct en matière d’opérations antiterroristes pourrait être une bonne idée.

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